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Archipels

ARCHIPEL 1
LES AMÉRIQUES
En 1492, Christophe Colomb permet à l’Europe de prendre pied dans une Amérique aux multiples facettes, riche des Arawaks aux Aztèques, de peuples et civilisations diverses. Espagnols, Portugais puis Français, Anglais, Hollandais ou Danois conquièrent par la force puis se disputent les Amériques en un jeu d’influences dans lequel corsaires, pirates et flibustiers auront leur rôle. Réduites à la servitude et au travail forcé, les populations amérindiennes très vite décimées par la sauvagerie occidentale et les maladies importées imprimeront cependant de leurs cultures le “nouveau monde” naissant et marqueront notre modernité de nombreux legs indélébiles.

Vous y découvrirez en détails tout ce qui concerne
LA VIERGE NOIRE
CONQUÊTE DES AMÉRIQUES
AMÉRINDIENS ET RÉSISTANCE
PIRATES, CORSAIRES, FORBANS ET FLIBUSTIERS

ARCHIPEL 2
VERS L’ESCLAVAGE ET LA TRAITE NÉGRIÈRE TRANSATLANTIQUE
La traite négrière transatlantique et la servitude des noirs aux Amériques s’inscrit dans la longue histoire de l’esclavage dans le monde qui plonge ses racines, pour la méditerrannée, dans la plus lointaine antiquité. Baptisée à l’aune de la conquête des Amériques et entraînée par l’impossible servitude des Amérindiens décimés par les maladies, son instauration est contemporaine des premiers vagissements des droits de l’homme poussés par quelques ecclésiastiques et humanistes outrés de l’abomination faite aux indigènes et dont le combat, pour la reconnaissance du droit des hommes à vivre libres, sera repris et amplifié par intellectuels et abolitionnistes des XVIIIe et XIXe siècles. L’esclave noir vient alors d’une Afrique développée dotée de vastes royaumes fleurissant depuis le Moyen-Âge, fort éloignée de l’archétype colonial du “bon sauvage” mettant en exergue un continent noir anhistorique et villageois, immergé dans un état de nature. Organisée en un système d’échanges noués entre puissances occidentales et nombre de royaumes des côtes d’Afrique de l’ouest, la traite négrière transatlantique se développe autour de comptoirs ou de villes portuaires comme Ouidah, Elmina, Gorée ou Luanda. Durant quatre siècles, près de 13 millions de personnes dont une part importante finira dans les flots du “passage du milieu” seront ainsi déportées vers les amériques.

LES ORIGINES DE L’ESCLAVAGE
LE DOUTE DE L’OCCIDENT
L’AFRIQUE AUX XVE ET XVIE SIÈCLES
OUIDAH
LES TRAITES NÉGRIÈRES

ARCHIPEL 3
LE TEMPS DE L’ESCLAVAGE
Le temps de l’esclavage se concentre, pour l’essentiel, autour de l’exploitation agricole, l’habitation ou la plantation avec sa hiérarchie d’esclaves prenant en charge les tâches les plus ingrates comme les plus nobles. Il n’y eut jamais de soumission consentie de l’esclave noir africain : de nombreuses révoltes individuelles comme collectives éclatèrent pendant les quatre siècles de servitude depuis les cales des navires négriers jusqu’aux départs en marronnage enrayés par un système répressif dont la sévérité du code noir n’est qu’une pâle illustration. Des résistances actives ou passives des esclaves se construit une culture syncrétique alliant souvent les cultures blanches à celles du continent noir. De la religion avec la santeria ou le vaudou aux divers rythmes afro-américains dont les tambours sont l’expression première ; de l’agriculture du jardin créole aux mascarades carnavalesques qui ne reflètent pas qu’une intention festive.

LE CODE NOIR ET RÉPRESSION
SOCIÉTÉ D’HABITATION
DE LA CONTESTATION À LA RÉVOLTE
QUELQUES RÉVOLTES PARMI UNE MULTITUDE
LA FRANC-MAÇONNERIE AUX ANTILLES AUX XVIIIE ET XIXE SIÈCLES
EGLISE ET ESCLAVAGE
TAMBOURS, MASCARADES ET CARNAVAL

ARCHIPEL 4
LES ABOLITIONS
La Guadeloupe fut victime d’une forme unique et ahurissante de cruauté historique. Premier pays à abolir l’esclavage en 1794, la France bonapartiste le rétablit en 1802, en créant un des plus importants traumatismes de l’histoire humaine. Refusant cette situation, Saint Domingue devient indépendante et prend le nom d’Haïti, terre d’asile des noirs du monde entier. Néanmoins, sous la poussée des intellectuels du siècle des Lumières et des abolitionnistes, les Anglais sont les premiers à initier un traité visant la suppression de la traite négrière – le négoce en fait – puis l’abolition de l’esclavage. Il faut attendre presque un siècle pour que le continent américain soit, à son tour, habité par des hommes libres.

DE SAINT-DOMINGUE À HAÏTI
ABOLITION ET RÉTABLISSEMENT DE L’ESCLAVAGE EN GUADELOUPE
LES ABOLITIONS

ARCHIPEL 5
LE TEMPS D’APRÈS
Entré dans la nouvelle ère des sociétés industrielles qu’il a créé (à l’image du site de Darboussier), l’occident superpose aux traits humanistes de l’abolition, un nouvel ordre lié à la conquête systématique du monde… Pour mieux le “civiliser” – à nouveau par la force. C’est alors que se constitue aux États-unis d’Amérique, une ségrégation formelle et informelle particulièrement intolérable que l’on retrouvera à différentes échelles, tant dans les anciennes colonies américaines devenues indépendantes que dans les nouvelles colonies africaines et asiatiques où l’occident outrage ses propres idéaux fondés sur le progrès tant la dignité de l’homme est bafouée. Il faudra attendre la fin du XXe siècle pour que les différents pays colonisés du monde reconquièrent leur indépendance et que l’apartheid formel disparaisse totalement mais pas le poison du racisme qui continue à ronger nos sociétés contemporaines.

L’IMMIGRATION POST-ESCLAVAGISTE
DARBOUSSIER
ÉTATS-UNIS, DE LA TRAITE À LA SÉGRÉGATION
DU RETOUR D’EXIL À LA TERRE PROMISE
MUTATION DE L’IMAGE DU NOIR
L’ÉCOLE NÉGRO-CARAÏBE
LE MOUVEMENT RASTAFARI

ARCHIPEL 6
AUJOURD’HUI
Aliénations modernes. La mémoire pour demain. Croire à l’avenir, c’est croire à la possibilité qu’ont nos sociétés à combattre toutes les formes d’assujettissement de l’homme, sa mise en esclavage. Le Mémorial ACTe se veut l’outil de partage de ces valeurs.

ALIENATIONS CONTEMPORAINES
Si l’aliénation de la liberté et l’esclavage ne sont pas des phénomènes nouveaux dans l’histoire de l’humanité, le XXe et le XXIe siècles changent des précédents par l’ampleur qu’ils prennent, leur accélération inégalée et leur médiatisation.
Selon l’OIT (Organisation Internationale du Travail), des millions de personnes à travers le monde, sont en situation de servitude sous diverses formes : – l’esclavage traditionnel (remboursements de dettes et ventes d’enfants) entre autres en Mauritanie, au Sénégal, Togo, Bénin, Nigéria, ou encore au Soudan, au Pakistan, en Inde… – servitude extrême dans l’exploitation de la main d’oeuvre (7000 enfants esclaves au Costa Rica, enfants indiens dans les mines d’or au Pérou, enfants soldats en RDC, au Congo, au Libéria…, enfants travaillant dans les usines de grandes marques de textile occidentaux au Bangladesh, en Chine, au Vietnam…) – servitude domestique : 110 000 enfants esclaves au Pérou, 1 500 000 en Indonésie, pays le plus touché – esclavage sexuel dans certains pays d’Asie du Sud Est.

Comment venir au macte

  • Lundi : Fermé
  • Mardi au Samedi : 9h00 - 19h00
  • Dimanche : 10h00 - 18h00
MÉMORIAL ACTe

Darboussier
97110 POINTE-A-PITRE
GUADELOUPE - FWI

+590 (0)590 25 16 00

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Tarif plein : 15 €
Tarif réduit : 10 €

(tarif exposition permanente, hors expositions temporaires et internationales)

Tarif enfant
Tarif plein : 5 €

(tarif réservé aux enfants de 3 à 12ans)

Tarif pass annuel
Pass annuel: 35 €

(accès individuel illimité à la salle d’exposition permanente uniquement)

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( 2 adultes + 2 à 5 enfants de la même famille)

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