ENGLISH
/ 26 décembre 2017

2018, programmation artistique et culturelle

La programmation artistique et culturelle pour cette nouvelle année 2018, conservera sa ligne éditoriale, son identité́ et sa philosophie originelle : ouvrir une fenêtre sur la création transdisciplinaire de la Guadeloupe. Une Guadeloupe elle même ouverte à la création contemporaine des espaces dits insulaires et diasporiques. Des rencontres, de la littérature, du théâtre, du cinéma, de la danse, de la musique comme autant de possibles pour analyser, vivre qui et quel nous sommes , et ainsi questionner « quoi et comment » nous produisons.

 

La programmation embrasse donc, la Caraïbe dans son entier : francophone, créolophone, anglophone, hispanophone. Cette année nous donne, plus encore, l’occasion de tisser des passerelles entre les îles de l’Archipel, les îles de la Caraïbe, les Amériques et les Afriques…

 

Depuis 2015 nous confortons, la mise en place d’une dynamique de rencontres artistiques inédites, dans ce lieu de Mémoires, qui devient la scène d’une pensée vivante, agissante, le lieu d’une écriture en train de se faire.

 

Appuyées sur la réflexion d’historiens, d’auteurs, de réalisateurs, d’artistes…

Quand la  « mémoire inspire l’avenir » et lève le voile sur des pans trop peu connus des cultures et des arts de la Guadeloupe et de la Caraïbe : A travers nos rendez-vous récurrents, soit le Bokantaj le mardi qui veut donner la parole aux invités de la saison mais aussi aux publics, le jeudi CinéMACTe et ses spéciales « à la loupe » avec un ciné-débat, offrant des temps d’échange pour observer le monde à travers les regards des réalisateurs, mais aussi vos retours critiques.

 

Une programmation qui dans son ensemble veut mettre en lumière les processus créatifs de nos territoires : les lectures publiques, les répétitions à ciel ouvert, le CinéMACTe en plein air, le Léwòz annuel, le centenaire de MOUNE DE RIVEL, le 10 ans de la disparition d’Aimé Césaire, les 170 ans de l’abolition de l’esclavage, la fête de la musique, Chanté kantik… ouvrent des espaces du vivre ensemble qui font partie intégrante de notre volonté de continuer à écrire l’Histoire pour vous et avec vous.

 

Toute l’année nous vous offrons un instantané́ de la pensée et de la création contemporaine en lien avec les problématiques qui touchent à notre mémoire collective, mémoire partagée sur l’histoire de la Guadeloupe, de la traite et de l’esclavage. Une programmation appuyée sur des cycles désormais ancrés dans notre calendrier « Rythmes et sacrés », « Mémoires urbaines », « Mémoires de résistants », « A rire et à penser », « La Plume et l’Oiseau », « Jénérasyon Gwadloup »…

 

Ce sont aussi des rendez-vous, des temps forts que l’on accompagne et soutien, Festival Nouveaux regards, Festival du piano, Festival International du Film des Droits de l’Homme, Festival Bleu Outremer…

 

De nouveaux projets qui s’écrivent pour vous comme le Festival du Réel à venir en juillet, offre un retour sur notre société et son actualité. Au cœur des expressions, de la mémoire, des identités et de la diversité de nos espaces culturels s’esquissent encore une belle année avec vous et pour vous. Nous avons hâte de partager ces instants d’une grande richesse avec vous.

 

JANVIER FÉVRIER MARS

Un conte, un monde…

« Autour et avec BENZO »

 

La programmation de janvier s’ouvre sur une correspondance avec l’univers amérindien, évoquant l’imaginaire des Caraïbes aux confluents des mondes.

il s’agit de questionner l’Histoire, les mythes et les croyances de nos lieux.

 

Des Amériques aux Caraïbes, Afriques et autres cosmogonies du monde…

 

De part et d’autre de l’Atlantique, deux mondes se rencontre en un choc, bouleversant l’ordre de leur histoire respective. De cette histoire commune, que retenir ?

Les contributions proposées sur ce cycle, veulent donner de la Guadeloupe d’autres approches, d’autres visions et de ce vaste ensemble, hétérogène, qu’est la Caraïbe  envisager une vision dynamique…

Les regards croisés d’historiens, de géographes, de sociologues, d’ethnologues, de linguistes… permettent de varier les approches scientifiques et de comparer des problématiques de recherche qui dépassent les rives des îles pour s’ouvrir en bassin caribéen jusqu’aux Amériques. Il s’agit aussi, de déconstruire les dogmes, de réécrire les récits qui ont maintenus jusqu’ici une amnésie collective qu’il s’agit de restaurer à la lumière de l’Histoire.

 

Dans cette perspective, l’imaginaire et les représentations symboliques ont autant d’importance que les réalités de la vie quotidienne, les luttes, l’évolution des pratiques sociales, culturelles et économiques.

 

Lieu d’impulsion d’une créolisation du monde et carrefour des continents, l’espace Caraïbe sera au cœur de notre saison, conduite par la pensée d’Edouard Glissant à la rencontre des Amériques avec la figure de Garcia Marquez jusqu’au mois d’avril.

L’exposition temporaire se poursuit jusqu’en avril, et nos rendez-vous offrirons de beaux prolongements avec « Les Indes » monologue de Sophie Bourel et « Cent de Solitude » avec Sandra Peña entre autre.

© 2018 MEMORIAL ACTe