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Séminaire Gabriel Garcia Marquez, Edouard Glissant

Salle des congrès et des arts vivants 26 Avr - 2018

les événements

Les jeudi 26 et vendredi 27 avril prochains, la Région Guadeloupe et le Mémorial ACTe vous invitent au séminaire autour de l’exposition « Gabriel Garcia Marquez, Edouard Glissant, la Caraïbe : Solitudes et Relation » à l’Espace des congrès et arts vivants.

Neufs auteurs, agrégés de Lettres, docteurs et professeurs en littérature, conservateur du patrimoine, inspecteur pédagogique venus d’Europe, des Etats-Unis, de Colombie, de République dominicaine, de Martinique et de Guadeloupe livreront leurs analyses des œuvres de ces deux géants de la littérature et de la pensée caribéenne.

Découvrez ci-dessous le programme

Jeudi 26 avril : 9h00-12h30

9h : ouverture du séminaire, mot d’accueil de M. Jacques Martial, Président du Mémorial ACTe

Modérateur : M. Thierry L’Etang, Directeur scientifique et culturel du Mémorial ACTe

9h30-10h : Mme Annick Thébia, Agrégée de Lettres, Commissaire de l’exposition « Gabriel Garcia Marquez, Edouard Glissant, la Caraïbe : Solitudes et relation » :  « Gabo et Glissant, la Caraïbe en partage, entre îles et continents. »

Réunir ces deux cheminements différenciés parle d’une Caraïbe non périphérique mais centrale en illuminant la conscience tragique et tellurique de l’Histoire   au cœur d’une lecture enrichie et approfondie des défis de l’universel. Les deux auteurs offrent des clés pour  l’imbrication du réel et de l’imaginaire en Caraïbe et pour le dévoilement de capillarités insondables du temps et de l’espace qui imprègnent, par-delà sa diversité « de sang et de sucre », ce bassin culturel partagé.

10h30-11h : Mme Juliette Eloi-Blézès, Agrégée de Lettres modernes : « Ormerod d’Edouard Glissant : les ramages de l’archipel. »

On sait l’importance du lieu pour Edouard Glissant : il est « incontournable », dit-il. On ne peut en faire l’économie ni en faire le tour. Peu importe qu’il ne soit qu’une calebasse, qu’une poussière. Ainsi, évoquant son lieu, l’archipel des Antilles, il n’a faute de rappeler, paradoxalement, la  démesure de leurs paysages qui bouillonnent « de tant d’histoires convergentes, éparpillées à l’entour, pressées de se joindre sans s’annihiler ni se réduire. »

C’est dans cet univers, avec ses bruissements, ses ramages, que nous entraîne le dernier « roman » d’Edouard Glissant, Ormerod, où les archipels, « ces  diversités dans l’étendue qui pourtant rallient des rives et marient des horizons », sont la métaphore de la Relation et ses imprévisibles.

11h30-12h : Mme Laurella Rinçon, Conservatrice du patrimoine, département de Sciences sociales, Ecole Normale Supérieure, Paris : « Créoliser le musée, exposer les créolisations : la Relation d’Edouard Glissant à l’épreuve du musée. »

12h30-14h30 : Pause

Jeudi 26 avril : 14h30-17h30

14h30-17h30 : Modératrice Mme. Annick Thébia

14h30-15h : M. Ariel Castillo Mier, Docteur en littérature espagnole, Professeur à l’Université de l’Atlantique, Barranquilla, Colombie : « Gabo et Glissant, Dioscures caraïbes. »

Nés de la même mère, la mer Caraïbe, mais avec pères et caractères différents, Garcia Marquez et Glissant représentent deux façons d’être de l’intellectuel caribéen : l’intuitif et le théorique ; les héritages hispaniques et français qui se rencontrent sur le pont Faulkner et devant un lieu commun : la Caraïbe insulaire et continentale. Leurs œuvres illuminent et libèrent des peurs un mode relationnel, beaucoup plus adonné aux dialogues et aux métissages qu’à l’animosité et aux guerres.

15h30-16h : Mme. Valérie Loichot, Professeure de Littérature, Université Emory, Atlanta : « Esquisser la Relation: les dessins d’Edouard Glissant. »

Dans son manuscrit du Cahier des premiers jets, Edouard Glissant esquisse, gribouille, dessine, colorie, peint. Parfois, la main trace seule, parfois, elle surligne et relaie la main de son fils alors enfant. Quand ses élaborations théoriques sur les concepts de Relation, de Chaos, ou de Créolisation deviennent pesantes, l’écrivain esquisse, en marge des mots ou en page de face, une famille de trois éléphants, dirait-on, pour s’amuser.

Cette intervention placera les dessins du poète martiniquais en relation avec les artistes sur lesquels il a écrit, et dont les tableaux et objets désormais conservés par le Mémorial ACTe, lui servaient de compagnons.

16h30-17h : Mme Géraldine Banaré, Doctorante en arts plastiques, Université des Antilles, Professeure certifiée en Arts plastiques, Prix Mycéa 2018 : « Édouard Glissant et les plasticiens : Imaginaire des « Lieux ». »

L’œuvre artistique picturale engage Édouard Glissant, dans une nouvelle dynamique scripturale. Lorsque Glissant évoque un tableau, il l’envisage en poète et ose le langage plastique. L’univers du peintre l’interpelle, car « un artiste cherche dans la masse du monde actuel ce qu’il y a de plus précieux à exprimer »1 suggérait-il dans un entretien. En effet, sa perception de l’espace pictural lui permet d’appréhender de manière singulière l’espace- monde. Ainsi, Glissant perçoit-il l’œuvre picturale, comme autant d’expressions métaphoriques, d’allégories, de suggestions qui feront écho à sa lecture du monde.

17h30 : clôture de la première journée.

Vendredi 27 avril : 9h-12h

Modérateur : M. Ariel Castillo Mier

9h-9h30 : Mme. Delia Blanco, Docteur en littérature et anthropologie, Professeur d’Art et littératures comparées de la Caraïbe, l’Université de Santo Domingo, République Dominicaine : « Edouard Glissant, Gabriel Garcia Marquez, une narratologie caribéenne en partage.

Ces deux écrivains portent dans leur création littéraire une force de la nature, chacun avec son tempérament, sa passion, sa fougue. Voilà le premier attrait comparatiste qui nous a fasciné. Le temps faisant honneur à nos lectures et réflexions, nous avons partagé le monde de Glissant dans La Lézarde laissant une saveur très particulière dans l’environnement humain et géographique du contexte littéraire, une ambiance, une saveur qui résonne avec, énergie des mots, des phrases porteuses d’une poétique de l’image présente dans les deux écritures.

Ce sont des écrivains dont l’œuvre est écrite à fleur de peau, dans un monde imaginaire surgi du décor de la vie. Tout cela pour créer une narratologie d’une communion fusionnelle qui nous offre dans la perspective de nos recherches d’immenses traversées pour un MacondoTout-monde et un Tout mondeMacondo.

Car chacun à sa manière reconstruit la Caraïbe avec la magie du réel et la fusion du poète. Une Caraïbe de rencontres, de chocs, de bouleversements et d’engagements.

Etudier l’œuvre de ces deux auteurs d’un point de vue comparatiste alimente un horizon où le voyage n’est pas achevé.

10h-10h30 : M. Axel Arthéron, Docteur en Arts du spectacle, Maître de Conférences en études théâtrales dans la Caraïbe, département de Lettres de l’Université des Antilles : « Edouard Glissant dramaturge. »

A l’approche de l’œuvre d’Edouard Glissant, le constat d’une forme de totalisation de son œuvre est manifeste. Qu’il s’agisse de la poésie, du roman, ou de l’essai, Edouard Glissant a su modeler les genres à l’équilibre de sa parole et à l’acuité de sa vision poétique du monde. Seul le genre théâtral semblerait en retrait. Son unique pièce publiée à ce jour, Monsieur Toussaint, (Gallimard 1961, puis la version scénique de 1978) pourrait même s’apparenter à un accident de parcours dans l’itinéraire générique de son œuvre. Pourtant, cette impression hâtive et superficielle ne résiste pas à l’examen rigoureux des premiers jalons de l’œuvre – des années 1950 aux années 1980 -. Par conséquent nous nous proposons d’interroger le statut du théâtre dans l’économie générale de l’œuvre d’Edouard Glissant.

11h-11h30 : Mme. Gaëlle Combé, Inspecteur Pédagogique Régional d’espagnol, Académie de Guadeloupe : « La Caraïbe : l’espace littéraire de Gabriel Garcia Marquez. »

A partir d’exemples tirés des oeuvres et de leur analyse, il s’agira de comprendre quels sont les liens apparents ou volontairement explicites entre le territoire caribéen et les espaces des fictions littéraires de GGM. Comment l’auteur donne t-il vie à l’espace caribéen à travers le prisme de la littérature et à quelle réalité de ce territoire veut il nous faire accéder. Dans quelle mesure l’auteur fait-il de son lecteur un artisan (ou un artiste) de l’élaboration d’une réalité caribéenne unique, mais rendue éternelle grâce à la littérature.

12h : clôture du séminaire.

 

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