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exposition temporaire

09 Déc
Gabriel García Márquez, Edouard Glissant, La Caraïbe: Solitudes et Relation
Heures d'ouverture du Mémorial ACTE
Salle des expositions temporaires
Gabriel García Márquez, Edouard Glissant, La Caraïbe: Solitudes et Relation
Heures d'ouverture du Mémorial ACTE
Salle des expositions temporaires

details

Le Mémorial ACTe, Pointe à Pitre (Guadeloupe, France) et le Museo del Caribe, (Barranquilla, Colombie), apportent à l’Année France-Colombie 2017 la contribution originale d’une exposition réalisée conjointement, « Gabriel García Márquez, Edouard Glissant, La Caraïbe: Solitudes et Relation« .

L’exposition s’inspire des œuvres-vies de Gabriel García Márquez et d’Edouard Glissant pour interroger la Caraïbe et, à travers leurs écrits, notre identité caribéenne.

Ainsi, grâce à la puissance contrastée mais complémentaire du «realismo magico» et de « la poétique de la Relation », l’exposition tente d’identifier et de révéler non seulement les liens rhizomiques qui unissent territoires insulaires et continentaux de notre Caraïbe mais également ce qu’elle met en partage avec le reste du monde. « S’ouvrir à la Caraïbe, c’est s’ouvrir au monde » affirme Glissant.

Développée sur 700m², La Caraïbe: Solitude et Relation propose au visiteur un parcours rythmé de grandes thématiques présentant les auteurs, leurs écritures, leurs dires et leurs legs. Elle raconte également la Caraïbe, son histoire et son expérience singulières qui sont peut-être des éléments de réponse aux défis que lance le Vivre ensemble au reste du monde en ce 21ème siècle naissant.

Documents d’archives, iconographies diverses, interviews filmées font échos aux romans et essais en un cheminement scandé d’œuvres d’art et de commandes à vidéastes et plasticiens.Oeuvre d'art exposée dans le cadre de "Gabriel García Márquez, Edouard Glissant, La Caraïbe: Solitudes et Relation"

Fidèle à sa démarche, le MACTe expose à cette occasion une sélection des œuvres de la collection personnelle d’Edouard Glissant, acquise par la Région Guadeloupe, présentée au public pour la première fois.

Oeuvre d'art exposée dans le cadre de "Gabriel García Márquez, Edouard Glissant, La Caraïbe: Solitudes et Relation"

Le samedi 9 décembre, de 18h à 20h, rencontre avec : Annick Thébia, commissairede l’exposition, Sylvie Glissant, directrice de l’Instutut du Tout-Monde, Maria-Eulalia Arteta, directrice du Museo del Caribe, Ernest Pépin, écrivain, Pierre Catel, muséographe. Salle des Congrès et arts vivants.

 

L’exposition à deux voix

Nous avons pleinement adhéré à ce sujet passionnant défini par le M.ACTe de Pointe-à-Pitre et le Museo del Caribe de Barranquilla, institutions qui placent au cœur de leur mandat et de leur action régionale, nationale et internationale, l’affirmation de la Caraïbe, pour le développement culturel et partagé de ses peuples et leur présence au monde aujourd’hui. Le choix de deux auteurs de premier plan, comme Gabriel Garcia Marquez et Edouard Glissant portait en lui-même un message essentiel et un cadre clair pour nos missions respectives.

Un message de signification emblématique car Garcia Marquez et Glissant sont des figures centrales de la littérature du XXe et du XXI e siècles. En dénonçant les systèmes ethnocentristes et univoques et en enracinant leur œuvre et leur engagement dans les fondements « rhizomatiques » de leur identité, tous deux ont affirmé avec force que, depuis la Caraïbe continentale ou insulaire, des perspectives cruciales éclairent la complexité et les actuels défis de la planète.

Toutefois, de profondes différences existent entre Garcia Marquez et Glissant tant entre les imaginaires, les sources d’inspiration, le style que dans les références ou la langue, sans compter le parcours et la personnalité distincts des deux auteurs qui, quoique exactement contemporains, semblent de surcroît ne jamais s’être rencontrés. C’est bien là l’expression de la diversité de la Caraïbe où s’établissent, par-delà et grâce à la pluralité des particularités, des convergences indéniables comme celles qui se révèlent entre la Costa continentale de la Caraïbe colombienne et hispanophone et la Martinique antillaise et insulaire créolophone et francophone.

La thématique qui sous-tend le concept de l’exposition s’inspire de deux pôles, « Solitude et Relation ». Ce sont les termes d’une dialectique féconde, d’une complémentarité intra-caraïbe dont Garcia Marquez et Glissant nous permettent de postuler qu’elle n’est pas un éclatement dispersé entre des territoires isolés mais le carrefour du « Tout-monde » en réponse aux urgences que doit affronter notre monde contemporain.

Dès lors, notre mission respective a été de ne pas faire de rapprochements artificiels, mais au contraire de tirer le meilleur parti de cette diversité, d’en faire une dynamique qui, tout en respectant les deux univers littéraires, tâche d’exprimer comme le dit Glissant « La Relation, complexe, ardue, imprévisible, comme le feu majeur des poétiques à venir ». Dynamique construite sur le respect de la formidable richesse de chaque œuvre dont une exposition ne peut prétendre refléter la totalité. Mais aussi sur l’identification de confluences objectives et subjectives qui « mettent en dialogue » leur attachement à la culture locale, leur volonté de dénoncer la violence d’une histoire coloniale partagée sur la base du génocide amérindien et de la Traite négrière, mais aussi l’exploration et l’explicitation des symboles fondateurs que sont pour la Caraïbe Toussaint Louverture et Simon Bolivar. Notre souci a été de parvenir par « cette mise en dialogue » à offrir aux divers publics français et colombiens ce que Glissant nomme « la connaissance de soi et du Tout », pour appréhender le rôle essentiel de la littérature antillaise et caraïbe.

Le choix scénographique s’est porté sur la ligne courbe des modules autonomes conçus pour s’adapter à l’itinérance de l’exposition et garantir des facilités de manipulation et de transport entre les divers lieux d’accueil. Dans le parcours muséographique, le texte et l’image se répondent dans ces îlots-modules avec le souci permanent du « donner à voir » (photos, manuscrits, dessins, objets témoins, vidéos, films …). L’implantation commence par l’évocation de réalités caraïbes tissées « De sang et de sucre » sur les rivages de la Mer-Mère Caraïbe et symbolise l’assemblage fractal des îles et du continent. En son centre, la Tente du Gitan Melquiades, incarnation littéraire du « Réalisme magique » de Garcia Marquez, et l’installation réalisée par Gilles Elie-Dit-Cosaque et Hervé Beuze à partir du Discours antillais d’Edouard Glissant, offrent au public un voyage littéraire. A la fin du parcours, le Cinéma REX proposera une large sélection d’extraits et de présentations de films, tirés de l’adaptation des romans de Garcia Marquez et se déroulant dans des décors de la Caraïbe ou encore des grands classiques du cinéma mondial qui ont été en écho avec les questionnements du cinéphile accompli que fut Edouard Glissant.

Fidèle à sa mission d’éducation artistique et culturelle, le service de médiation culturelle du Mémorial ACTe se propose d’initier une série d’ateliers avec différents groupes de jeunes, scolaires ou du monde associatif, qui seront invités à réaliser une œuvre interprétant le personnage de Sierva Maria, du roman De l’amour et autres démons. L’œuvre intégrant l’exposition et étant appelée à évoluer et offrir des aspects différents durant les 5 mois. Permettre aux jeunes de participer de manière contributive à cette exposition est une des façons dont l’établissement espère sensibiliser la jeunesse à la création plastique et à l’art contemporain.

Car l’exposition offrira au visiteur un formidable parcours artistique où le message littéraire dialoguera avec une exceptionnelle collection d’arts plastiques dont les publics du M.ACTe vont avoir la primeur. Ils pourront ainsi découvrir et admirer les œuvres de la collection Edouard Glissant, superbe ensemble de peintures, dessins et sculptures qui ont accompagné la vie et l’inspiration de Glissant qui avait projeté la création d’un Musée des Arts des Amériques (M2A2). Le Fonds Glissant, aujourd’hui propriété de la Région Guadeloupe, fonds Mémorial ACTe, est l’expression de la volonté de Glissant de réunir les œuvres de très grands artistes comme Roberto Matta, Augustin Cardenas, Wilfredo Lam, Antonio Segui, entre autres, avec lesquels il a entretenu des liens profonds d’amitié, de dialogue et de fécondation réciproque qui illustrent son rayonnement personnel et son engagement culturel, social et politique.

par Annick Thébia, commissaire de l’exposition et  Pierre Catel, scénographe de l’exposition.

Portrait d’Annick Thébia, commissaire de l’exposition Gabriel García Márquez, Edouard Glissant, La Caraïbe : Solitudes et Relation

Annick Thébia, commissaire de l'exposition temporaire Gabriel García Márquez, Edouard Glissant, La Caraïbe: Solitudes et RelationAnnick Thébia a exercé successivement diverses responsabilités diplomatiques et de coopération culturelle internationale au Quai d’Orsay, aux Nations Unies et à l’UNESCO où elle a été chargée de la  Coordination du Programme-Exposition  « La Force de regarder demain »,  du Commissariat général de la Célébration du 50ème anniversaire de l’UNESCO (1994-1997), puis de la Conception-Coordonation du Programme « Tagore, Neruda, Césaire : Pour l’universel réconcilié » au siège de l’UNESCO à Paris (2009-2011), de divers programmes organisés dans le cadre des activités hors-sièges de l’UNESCO tels que le Forum pour la Culture de la Paix en Afrique (2001-2012), le Commissariat général de l’Exposition internationale et la Conférence «  Nginga Mbande, Indepencia e universalidade » conduit par le Gouvernement de l’Angola (2011-2013) et du Programme mondial de la Route de la Soie à Valencia (2015-2017).

Chargée de mission à l’ONU pour la coordination de la Décennie Internationale des peuples autochtones des Nations Unies, puis pour la préparation des  Sommets mondiaux sur la Société de l’Information et de la Conférence contre le Racisme au Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme des Nations Unies à Genève, elle a été également Commissaire générale de programmes consacrées aux femmes autochtones dans le cadre de la Conférence Mondiale des Nations Unies contre le Racisme de Durban, du Programme mondial pour le Dialogue entre les Civilisations de l’Organisation des Nations Unies (ONUG).

Membre du Comité consultatif de la DDHDP de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour les Conférences des Trois Espaces Linguistiques de Mexico (2003) et des Intellectuels d’Afrique et de la Diaspora (CIAD I à Dakar et CIAD II à Salvador (2006 au Brésil), et la Communauté des Pays de langue portugaise ( Lisbonne, Rio de Janeiro, Bissau, Luanda), et du  suivi de la Conférence mondiale des Intellectuels d’Afrique et de la Diaspora (Salvador, Bahia 2006).

Auteur de films :  L’île veilleuse (1994), Au rendez-vous de la Conquête (1995), La force de regarder demain (1995) autour de l’œuvre-vie d’Aimé Césaire ; A quoi s’ajoute , Amazwi AbesifazaneVoix de femmes d’Afrique australe, de nombreux articles parus notamment dans des revues françaises, brésiliennes, ainsi que divers ouvrages «  Aimé Césaire : pour regarder le Siècle en face » parue aux Editions Maisonneuve et Larose (Paris, 2000), Aimé Césaire, le Legs (Paris 2009) « Tagore, Neruda, Césaire : pour l’universel réconcilié » Paris, 2011  et de deux documentaires sur les frontières et les enjeux géopolitiques en Guyane et en Amazonie : « Oyapock, un pont entre l’Europe et l’Amérique latine »  et « Le Contesté franco-brésilien, une épopée diplomatique ».

Chevalier des Arts et Lettres, Annick THEBIA-MELSAN se réjouit de contribuer, comme Commissaire principal, à la conception et la réalisation, de l’exposition « Caraïbes, Solitude et Relation, Gabriel García Márquez et Edouard Glissant », mise en œuvre par le MACTe et le Museo del Caribe de Barranquilla.

 

Portrait de Pierre-Yves Catel, muséographe et scénographe de la nouvelle exposition temporaire du Mémorial ACTe

P CATEL - copie 2Pierre-Yves Catel  a réalisé depuis 20 ans de nombreuses opérations culturelles dans le domaine de la muséologie et de la valorisation du Patrimoine. Il a débuté sa carrière aux côtés de Georges-Henri Rivière et a été pendant 10 ans le muséographe du Musée National des Arts et Traditions Populaires. Parmi ses principales réalisations, citons

 

 

 

  • dans le domaine des Monuments Historiques, maîtrise d’oeuvre pour la création du Musée du Service de Santé des Armées au Val de Grâce et pour la réhabilitation du Musée de la Légion d’Honneur au Palais de Salm.
  • dans le domaine des Musées d’Archéologie et des Arts et Traditions Populaires, étude et réalisation du Centre National de Recherche d’Archéologie Urbaine à Tours, le Musée Archéologique d’Evreux, le Musée des Pays de Seine et Marne à Saint Cyr sur Morin.
  • dans le domaine des sites, revalorisation du site de Château Gaillard aux Andelys en Normandie ,ainsi que la revalorisation culturelle du Parc de Miribelle-Jonage (3000 hectares) près de Lyon et, récemment , l’aménagement des Pavillons de Bercy à Paris (Musée des Arts Forains et lieu événementiel).
  • à l’étranger, projet primé avec l’architecte Laurent Salomon au concours international pour la création du Musée National de la Corée du Sud. (projet de 108 000 m²).

Actuellement au Brésil, des projets sont en cours de réalisation pour la création du Musée de l’Art Sacré du Baroque Brésilien ,au cœur de la ville historique de Ouro Preto classée au patrimoine mondial par l’UNESCO, le Musée Historique Inconfidencia à Ouro Preto, inauguré en 2008 et le Musée des Arts et Techniques de Belo-Horizonte inauguré en 2006.

  • dans le domaine des expositions, mentionnons « Versailles,jardins baroques » à l’Orangerie du château de Versailles ,  « les Ailes de Dieu » à l’Abbaye aux dames à Caen et « Objets de Foi » au Palais Bricherasio à Turin

Généalogie et Littérature caribéenne

A l’occasion de la présentation de l’exposition Gabo/Glissant, nous vous proposons une étude et un voyage à travers les textes de ces deux auteurs.
La filiation à travers les textes de Gabriel Garcia Marquez et d’Edouard Glissant : Inciter à l’étude de la généalogie en lien avec des extraits d’œuvres de deux grands auteurs de la littérature caribéenne. Analyse, échanges, réflexions en présence d’un intervenant.

Informations pratiques :
Décembre 2017 – avril 2018
Mardi – mercredi – vendredi (scolaires) : 9h30 à 11h30 et 14h à 16h
Samedi tout public
Lieu : Médiathèque de recherche du MACTe
Tarif normal : 12 euros
Tarif réduit : 8 euros
Offre pour groupes, associations, comités d’entreprise
Places limitées.
Information et réservations par mail : mediathèque@memorial-acte.fr , au 0590 25 16 00 et à l’espace de recherche généalogique aux horaires d’ouvertures.

Événements « Autour de l’exposition temporaire »

Rencontre /bokantaj

  • Samedi 9 décembre 2017 : rencontre avec Annick Thébia, commissaire de l’exposition, Sylvie Glissant, directrice de l’Institut du Tout-Monde, Maria-Eulalia Arteta, directrice du Museo del Caribe, Ernest Pépin, écrivain, Pierre Catel, muséographe,
  • Samedi 16 décembre 2017 : vernissage exposition Kréyòl G(ART)DEN  Wi’an art,
  • Mardi 9 janvier 2018 : bokantaj « Des Amériques aux Caraïbes, Afriques et autres cosmogonies du monde » ,
  • Samedi 20 janvier 2018 : Séminaire autour de l’exposition GGM et EG,
  • Samedi 3 mars 2018 : Une nuit, une œuvre… Focus sur les artistes de Wi’an art et leurs liens avec les auteurs Gabriel Garcia Marquez et Edouard Glissant

CinéMACTe à la loupe

  • Jeudi 14 décembre : CinéMACTe Spécial Colombie
  • Jeudi 21 décembre : CinéMACTe Édouard Glissant
  • Jeudi 18 janvier 2018 : Le Port de l’angoisse, 1h40, par Howard Hawks 1944
  • Jeudi 25 janvier 2018 : Les enfants du Paradis, Marcel Carné, 3H10, 1945
  • Jeudi 1er février 2018 : El coronel no tiene quien la escriba, de Arturo Ripstein, 1999
  • Jeudi 22 février 2018 : Del amor y otros demonios, 1h43 réalisé par Hilda Hidalgo, 2011
  • Jeudi 22 mars 2018 : Memoria de mis putas tristes, 1H43 Réalisateur, Ruy GUERRA. 1983
  • Jeudi 5 avril 2018 : Moi, un noir, Jean ROUCH, 1H13, 1958

Spectacle vivant, théâtre

  • Vendredi 12 janvier 2018 : théâtre monologue, Les Indes, d’Édouard Glissant, Sophie BOUREL.
  • Vendredi 2 février 2018 : pièce de théâtre Cent de Solitude, Sonia PEÑA. Séance scolaire à 9h30 et spectacle pour le public à 20h.
  • Mardi 3 avril 2018bokantaj et lecture scientifique Une poétique nommée Relation, Roberto Jean

Médiation culturelle

  • Goûters Nanni nannan 
    • « Imaginaires de notre Caraïbe selon Gabriel Garcia Marquez » : 26 au 29 Décembre 2017 et
    • « Imaginaires de notre Caraïbes selon Edouard Glissant » : 2 au 5 Janvier 2018
  • Visites guidées : de décembre 2017 à avril 2018, tous les samedis : 10h et 15h et tous les dimanches : 10h
  • Ti Kontwé (3ème samedi du mois) : Nouveau rendez-vous de la médiation avec les publics, il s’agit d’un espace de discussion ouvert à tous, organisée au Mémorial ACTe. Plus qu’une conversation informelle cette rencontre autour d’un café ou d’un thé avec un horaire bien précis, vous donnera l’occasion d’échanger sur un sujet choisi et avec un intervenant compétent de nos équipes autour des expositions temporaires. Bien évidemment tout le monde peut y participer, une façon de renouer du lien avec les corps de métiers attachés aux expositions, avec les thèmes abordés et d’autres sujets que vous pourrez nous souffler… Atelier gratuit les 20 Janvier 2018, 17 Février 2018, 17 Mars 2018 et 21 Avril 2018.
  • Ateliers Tout public (samedi après-midi)
    • Atelier Théâtrales
    • Atelier « Sierva Maria de Todos los Angeles »
    • Atelier « Distributeur du Discours Antillais à caractère Glissantesque »
    • Atelier « Tente de Melquiades »
  • Ateliers scolaires (mardi, jeudi)
    • Atelier « Mise en voix » (Intervenants : Sophie Bourel Jacques Martial, Sandra Pena…)
    • Atelier « Pratique Artistique » : Guy Gabon et Minia Biabiany
    • Atelier « Littérature et Cinéma »: Guillaume Robillard
    • Atelier « Sierva Maria de Todos los Angeles »
    • Atelier « Tente de Melquiades »
    • Atelier « Distributeur du Discours Antillais à caractère Glissantesque »
  • Ateliers Hors les murs en EHPAD

Pour toute information supplémentaire sur les réservations et tarifs : mediation@memorial-acte.fr.

 

 


heures

Heures d'ouverture du Mémorial ACTE


Lieu

Salle des expositions temporaires


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20171209 20171209 Europe/London Gabriel García Márquez, Edouard Glissant, La Caraïbe: Solitudes et Relation Salle des expositions temporaires
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Événements

29 Avr
Techni’ka Kalakaswé
16h
Terrasse événementielle
Techni’ka Kalakaswé
16h
Terrasse événementielle

details

Un de nos rendez-vous phare où petits et grands sont appelés à vivre une belle expérience immersive avec l’accompagnement d’un(e) chorégraphe. Nous terminons notre cycle « Rythmes et Sacré » interrogeant des rythmes issus des danses et musiques de résistance avec une de nos grandes chorégraphes, danseuse-interprète, Léna BLOU.

Découvrez le parcours de la chorégraphe dans le cadre d’une vidéo disponible en cliquant dans l’onglet vidéo.


heures

16h


Lieu de l’événement

Terrasse événementielle


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20180429 16h 20180429 16h Europe/London Techni’ka Kalakaswé

Un de nos rendez-vous phare où petits et grands sont appelés à vivre une belle expérience immersive avec l’accompagnement d’un(e) chorégraphe. Nous terminons notre cycle « Rythmes et Sacré » interrogeant des rythmes issus des danses et musiques de résistance avec une de nos grandes chorégraphes, danseuse-interprète, Léna BLOU.

Découvrez le parcours de la chorégraphe dans le cadre d’une vidéo disponible en cliquant dans l’onglet vidéo.

Terrasse événementielle
28 Avr
Fenêtre sur… Mon bigidi et moi…
20h
Salle des congrès et des arts vivants
Fenêtre sur… Mon bigidi et moi…
20h
Salle des congrès et des arts vivants

details

« Fenêtre Sur… Mon bigidi et moi… » est un mouvement en soi, un point de contact intérieur d’une danse lézardée, d’une danse fêlée de l’être. C’est une ombre portée dans sa plus longue étendue, d’un corps au bord du précipice qui nous invite dans les portes secrètes du bigidi… Jeu autour de l’équilibre du déséquilibre qui n’est qu’une posture mentale… Geste psycho-dynamique de l’art du détour, de la feinte, du geste « masko », de l’esprit roseau qui œuvre à nous sauver.
La chorégraphe Léna Blou dans ce solo nous impose un enfermement, celui de la psyché îlienne et celui de « l’ouverture fermée » pour signifier la place du corps dans les sociétés caribéennes. Et peut-être qu’au bout de cette conversation entre vous et la danseuse, perlera insidieusement cette dialectique magique qui prend place entre le dansè et le tanbouyé dans une swaré-léwòz.

Léna BLOU (chorégraphe, danseuse-interprète), Allan BLOU (musicien), Félix FLAUZIN (Musicien/Danseur), Manuel WANDJI (musicien). »


heures

20h


Lieu de l’événement

Salle des congrès et des arts vivants


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20180428 20h 20180428 20h Europe/London Fenêtre sur… Mon bigidi et moi…

« Fenêtre Sur… Mon bigidi et moi… » est un mouvement en soi, un point de contact intérieur d’une danse lézardée, d’une danse fêlée de l’être. C’est une ombre portée dans sa plus longue étendue, d’un corps au bord du précipice qui nous invite dans les portes secrètes du bigidi… Jeu autour de l’équilibre du déséquilibre qui n’est qu’une posture mentale… Geste psycho-dynamique de l’art du détour, de la feinte, du geste « masko », de l’esprit roseau qui œuvre à nous sauver.
La chorégraphe Léna Blou dans ce solo nous impose un enfermement, celui de la psyché îlienne et celui de « l’ouverture fermée » pour signifier la place du corps dans les sociétés caribéennes. Et peut-être qu’au bout de cette conversation entre vous et la danseuse, perlera insidieusement cette dialectique magique qui prend place entre le dansè et le tanbouyé dans une swaré-léwòz.

Léna BLOU (chorégraphe, danseuse-interprète), Allan BLOU (musicien), Félix FLAUZIN (Musicien/Danseur), Manuel WANDJI (musicien). »

Salle des congrès et des arts vivants
26 Avr
CinéMACTe I’m the Blues
19h
Salle des congrès et des arts vivants
CinéMACTe I’m the Blues
19h
Salle des congrès et des arts vivants

details

Un voyage musical qui nous emmène à travers les bayous de la Louisiane, les juke-joints du delta du Mississippi et les barbecues organisés au clair de lune dans les collines du Nord. Une visite aux derniers monstres sacrés du blues qui vivent dans le Sud profond et continuent de chanter, à quatre-vingts ans passés, au cours des tournées du Chitlin’ Circuit. Ecoutez Bobby Rush, Barbara Lynn, Henry Gray, Carol Fran, Lazy Lester, Little Freddie King, Bilbo Walker, RL Boyce, Jimmy ‘Duck’ Holmes, Lil’ Buck Sinegal, LC Ulmer et leur amis pour laisser se réveiller le blues qui sommeille en vous.

Dans le cadre du cycle « Rythmes et Sacré » interrogeant les musiques de résistance, la projection du film sera suivie d’un échange sur le « Peuple du Blues » avec Philippe SADIKALAY.


heures

19h


Lieu de l’événement

Salle des congrès et des arts vivants


voir l'evenement Acheter un billet ×
20180426 19h 20180426 19h Europe/London CinéMACTe I’m the Blues

Un voyage musical qui nous emmène à travers les bayous de la Louisiane, les juke-joints du delta du Mississippi et les barbecues organisés au clair de lune dans les collines du Nord. Une visite aux derniers monstres sacrés du blues qui vivent dans le Sud profond et continuent de chanter, à quatre-vingts ans passés, au cours des tournées du Chitlin’ Circuit. Ecoutez Bobby Rush, Barbara Lynn, Henry Gray, Carol Fran, Lazy Lester, Little Freddie King, Bilbo Walker, RL Boyce, Jimmy ‘Duck’ Holmes, Lil’ Buck Sinegal, LC Ulmer et leur amis pour laisser se réveiller le blues qui sommeille en vous.

Dans le cadre du cycle « Rythmes et Sacré » interrogeant les musiques de résistance, la projection du film sera suivie d’un échange sur le « Peuple du Blues » avec Philippe SADIKALAY.

Salle des congrès et des arts vivants
26 Avr
Séminaire Gabriel Garcia Marquez, Edouard Glissant
9h
Espace des congrès et des arts vivants Alain YACOU
Séminaire Gabriel Garcia Marquez, Edouard Glissant
9h
Espace des congrès et des arts vivants Alain YACOU

details

Les jeudi 26 et vendredi 27 avril prochains, la Région Guadeloupe et le Mémorial ACTe vous invitent au séminaire autour de l’exposition « Gabriel Garcia Marquez, Edouard Glissant, la Caraïbe : Solitudes et Relation » à l’Espace des congrès et arts vivants Alain-Yacou.

Neufs auteurs, agrégés de Lettres, docteurs et professeurs en littérature, conservateur du patrimoine, inspecteur pédagogique venus d’Europe, des Etats-Unis, de Colombie, de République dominicaine, de Martinique et de Guadeloupe livreront leurs analyses des œuvres de ces deux géants de la littérature et de la pensée caribéenne.

Découvrez ci-dessous le programme

Jeudi 26 avril : 9h00-12h30

9h : ouverture du séminaire, mot d’accueil de M. Jacques Martial, Président du Mémorial ACTe

Modérateur : M. Thierry L’Etang, Directeur scientifique et culturel du Mémorial ACTe

9h30-10h : Mme Annick Thébia, Agrégée de Lettres, Commissaire de l’exposition « Gabriel Garcia Marquez, Edouard Glissant, la Caraïbe : Solitudes et relation » :  « Gabo et Glissant, la Caraïbe en partage, entre îles et continents. »

Réunir ces deux cheminements différenciés parle d’une Caraïbe non périphérique mais centrale en illuminant la conscience tragique et tellurique de l’Histoire   au cœur d’une lecture enrichie et approfondie des défis de l’universel. Les deux auteurs offrent des clés pour  l’imbrication du réel et de l’imaginaire en Caraïbe et pour le dévoilement de capillarités insondables du temps et de l’espace qui imprègnent, par-delà sa diversité « de sang et de sucre », ce bassin culturel partagé.

10h30-11h : Mme Juliette Eloi-Blézès, Agrégée de Lettres modernes : « Ormerod d’Edouard Glissant : les ramages de l’archipel. »

On sait l’importance du lieu pour Edouard Glissant : il est « incontournable », dit-il. On ne peut en faire l’économie ni en faire le tour. Peu importe qu’il ne soit qu’une calebasse, qu’une poussière. Ainsi, évoquant son lieu, l’archipel des Antilles, il n’a faute de rappeler, paradoxalement, la  démesure de leurs paysages qui bouillonnent « de tant d’histoires convergentes, éparpillées à l’entour, pressées de se joindre sans s’annihiler ni se réduire. »

C’est dans cet univers, avec ses bruissements, ses ramages, que nous entraîne le dernier « roman » d’Edouard Glissant, Ormerod, où les archipels, « ces  diversités dans l’étendue qui pourtant rallient des rives et marient des horizons », sont la métaphore de la Relation et ses imprévisibles.

11h30-12h : Mme Laurella Rinçon, Conservatrice du patrimoine, département de Sciences sociales, Ecole Normale Supérieure, Paris : « Créoliser le musée, exposer les créolisations : la Relation d’Edouard Glissant à l’épreuve du musée. »

12h30-14h30 : Pause

Jeudi 26 avril : 14h30-17h30

14h30-17h30 : Modératrice Mme. Annick Thébia

14h30-15h : M. Ariel Castillo Mier, Docteur en littérature espagnole, Professeur à l’Université de l’Atlantique, Barranquilla, Colombie : « Gabo et Glissant, Dioscures caraïbes. »

Nés de la même mère, la mer Caraïbe, mais avec pères et caractères différents, Garcia Marquez et Glissant représentent deux façons d’être de l’intellectuel caribéen : l’intuitif et le théorique ; les héritages hispaniques et français qui se rencontrent sur le pont Faulkner et devant un lieu commun : la Caraïbe insulaire et continentale. Leurs œuvres illuminent et libèrent des peurs un mode relationnel, beaucoup plus adonné aux dialogues et aux métissages qu’à l’animosité et aux guerres.

15h30-16h : Mme. Valérie Loichot, Professeure de Littérature, Université Emory, Atlanta : « Esquisser la Relation: les dessins d’Edouard Glissant. »

Dans son manuscrit du Cahier des premiers jets, Edouard Glissant esquisse, gribouille, dessine, colorie, peint. Parfois, la main trace seule, parfois, elle surligne et relaie la main de son fils alors enfant. Quand ses élaborations théoriques sur les concepts de Relation, de Chaos, ou de Créolisation deviennent pesantes, l’écrivain esquisse, en marge des mots ou en page de face, une famille de trois éléphants, dirait-on, pour s’amuser.

Cette intervention placera les dessins du poète martiniquais en relation avec les artistes sur lesquels il a écrit, et dont les tableaux et objets désormais conservés par le Mémorial ACTe, lui servaient de compagnons.

16h30-17h : Mme Géraldine Banaré, Doctorante en arts plastiques, Université des Antilles, Professeure certifiée en Arts plastiques, Prix Mycéa 2018 : « Édouard Glissant et les plasticiens : Imaginaire des « Lieux ». »

L’œuvre artistique picturale engage Édouard Glissant, dans une nouvelle dynamique scripturale. Lorsque Glissant évoque un tableau, il l’envisage en poète et ose le langage plastique. L’univers du peintre l’interpelle, car « un artiste cherche dans la masse du monde actuel ce qu’il y a de plus précieux à exprimer »1 suggérait-il dans un entretien. En effet, sa perception de l’espace pictural lui permet d’appréhender de manière singulière l’espace- monde. Ainsi, Glissant perçoit-il l’œuvre picturale, comme autant d’expressions métaphoriques, d’allégories, de suggestions qui feront écho à sa lecture du monde.

17h30 : clôture de la première journée.

Vendredi 27 avril : 9h-12h

Modérateur : M. Ariel Castillo Mier

9h-9h30 : Mme. Delia Blanco, Docteur en littérature et anthropologie, Professeur d’Art et littératures comparées de la Caraïbe, l’Université de Santo Domingo, République Dominicaine : « Edouard Glissant, Gabriel Garcia Marquez, une narratologie caribéenne en partage.

Ces deux écrivains portent dans leur création littéraire une force de la nature, chacun avec son tempérament, sa passion, sa fougue. Voilà le premier attrait comparatiste qui nous a fasciné. Le temps faisant honneur à nos lectures et réflexions, nous avons partagé le monde de Glissant dans La Lézarde laissant une saveur très particulière dans l’environnement humain et géographique du contexte littéraire, une ambiance, une saveur qui résonne avec, énergie des mots, des phrases porteuses d’une poétique de l’image présente dans les deux écritures.

Ce sont des écrivains dont l’œuvre est écrite à fleur de peau, dans un monde imaginaire surgi du décor de la vie. Tout cela pour créer une narratologie d’une communion fusionnelle qui nous offre dans la perspective de nos recherches d’immenses traversées pour un MacondoTout-monde et un Tout mondeMacondo.

Car chacun à sa manière reconstruit la Caraïbe avec la magie du réel et la fusion du poète. Une Caraïbe de rencontres, de chocs, de bouleversements et d’engagements.

Etudier l’œuvre de ces deux auteurs d’un point de vue comparatiste alimente un horizon où le voyage n’est pas achevé.

10h-10h30 : M. Axel Arthéron, Docteur en Arts du spectacle, Maître de Conférences en études théâtrales dans la Caraïbe, département de Lettres de l’Université des Antilles : « Edouard Glissant dramaturge. »

A l’approche de l’œuvre d’Edouard Glissant, le constat d’une forme de totalisation de son œuvre est manifeste. Qu’il s’agisse de la poésie, du roman, ou de l’essai, Edouard Glissant a su modeler les genres à l’équilibre de sa parole et à l’acuité de sa vision poétique du monde. Seul le genre théâtral semblerait en retrait. Son unique pièce publiée à ce jour, Monsieur Toussaint, (Gallimard 1961, puis la version scénique de 1978) pourrait même s’apparenter à un accident de parcours dans l’itinéraire générique de son œuvre. Pourtant, cette impression hâtive et superficielle ne résiste pas à l’examen rigoureux des premiers jalons de l’œuvre – des années 1950 aux années 1980 -. Par conséquent nous nous proposons d’interroger le statut du théâtre dans l’économie générale de l’œuvre d’Edouard Glissant.

11h-11h30 : Mme. Gaëlle Combé, Inspecteur Pédagogique Régional d’espagnol, Académie de Guadeloupe : « La Caraïbe : l’espace littéraire de Gabriel Garcia Marquez. »

A partir d’exemples tirés des oeuvres et de leur analyse, il s’agira de comprendre quels sont les liens apparents ou volontairement explicites entre le territoire caribéen et les espaces des fictions littéraires de GGM. Comment l’auteur donne t-il vie à l’espace caribéen à travers le prisme de la littérature et à quelle réalité de ce territoire veut il nous faire accéder. Dans quelle mesure l’auteur fait-il de son lecteur un artisan (ou un artiste) de l’élaboration d’une réalité caribéenne unique, mais rendue éternelle grâce à la littérature.

12h : clôture du séminaire.

 


heures

9h


Lieu de l’événement

Espace des congrès et des arts vivants Alain YACOU


voir l'evenement ×
20180426 9h 20180426 9h Europe/London Séminaire Gabriel Garcia Marquez, Edouard Glissant

Les jeudi 26 et vendredi 27 avril prochains, la Région Guadeloupe et le Mémorial ACTe vous invitent au séminaire autour de l’exposition « Gabriel Garcia Marquez, Edouard Glissant, la Caraïbe : Solitudes et Relation » à l’Espace des congrès et arts vivants Alain-Yacou.

Neufs auteurs, agrégés de Lettres, docteurs et professeurs en littérature, conservateur du patrimoine, inspecteur pédagogique venus d’Europe, des Etats-Unis, de Colombie, de République dominicaine, de Martinique et de Guadeloupe livreront leurs analyses des œuvres de ces deux géants de la littérature et de la pensée caribéenne.

Découvrez ci-dessous le programme

Jeudi 26 avril : 9h00-12h30

9h : ouverture du séminaire, mot d’accueil de M. Jacques Martial, Président du Mémorial ACTe

Modérateur : M. Thierry L’Etang, Directeur scientifique et culturel du Mémorial ACTe

9h30-10h : Mme Annick Thébia, Agrégée de Lettres, Commissaire de l’exposition « Gabriel Garcia Marquez, Edouard Glissant, la Caraïbe : Solitudes et relation » :  « Gabo et Glissant, la Caraïbe en partage, entre îles et continents. »

Réunir ces deux cheminements différenciés parle d’une Caraïbe non périphérique mais centrale en illuminant la conscience tragique et tellurique de l’Histoire   au cœur d’une lecture enrichie et approfondie des défis de l’universel. Les deux auteurs offrent des clés pour  l’imbrication du réel et de l’imaginaire en Caraïbe et pour le dévoilement de capillarités insondables du temps et de l’espace qui imprègnent, par-delà sa diversité « de sang et de sucre », ce bassin culturel partagé.

10h30-11h : Mme Juliette Eloi-Blézès, Agrégée de Lettres modernes : « Ormerod d’Edouard Glissant : les ramages de l’archipel. »

On sait l’importance du lieu pour Edouard Glissant : il est « incontournable », dit-il. On ne peut en faire l’économie ni en faire le tour. Peu importe qu’il ne soit qu’une calebasse, qu’une poussière. Ainsi, évoquant son lieu, l’archipel des Antilles, il n’a faute de rappeler, paradoxalement, la  démesure de leurs paysages qui bouillonnent « de tant d’histoires convergentes, éparpillées à l’entour, pressées de se joindre sans s’annihiler ni se réduire. »

C’est dans cet univers, avec ses bruissements, ses ramages, que nous entraîne le dernier « roman » d’Edouard Glissant, Ormerod, où les archipels, « ces  diversités dans l’étendue qui pourtant rallient des rives et marient des horizons », sont la métaphore de la Relation et ses imprévisibles.

11h30-12h : Mme Laurella Rinçon, Conservatrice du patrimoine, département de Sciences sociales, Ecole Normale Supérieure, Paris : « Créoliser le musée, exposer les créolisations : la Relation d’Edouard Glissant à l’épreuve du musée. »

12h30-14h30 : Pause

Jeudi 26 avril : 14h30-17h30

14h30-17h30 : Modératrice Mme. Annick Thébia

14h30-15h : M. Ariel Castillo Mier, Docteur en littérature espagnole, Professeur à l’Université de l’Atlantique, Barranquilla, Colombie : « Gabo et Glissant, Dioscures caraïbes. »

Nés de la même mère, la mer Caraïbe, mais avec pères et caractères différents, Garcia Marquez et Glissant représentent deux façons d’être de l’intellectuel caribéen : l’intuitif et le théorique ; les héritages hispaniques et français qui se rencontrent sur le pont Faulkner et devant un lieu commun : la Caraïbe insulaire et continentale. Leurs œuvres illuminent et libèrent des peurs un mode relationnel, beaucoup plus adonné aux dialogues et aux métissages qu’à l’animosité et aux guerres.

15h30-16h : Mme. Valérie Loichot, Professeure de Littérature, Université Emory, Atlanta : « Esquisser la Relation: les dessins d’Edouard Glissant. »

Dans son manuscrit du Cahier des premiers jets, Edouard Glissant esquisse, gribouille, dessine, colorie, peint. Parfois, la main trace seule, parfois, elle surligne et relaie la main de son fils alors enfant. Quand ses élaborations théoriques sur les concepts de Relation, de Chaos, ou de Créolisation deviennent pesantes, l’écrivain esquisse, en marge des mots ou en page de face, une famille de trois éléphants, dirait-on, pour s’amuser.

Cette intervention placera les dessins du poète martiniquais en relation avec les artistes sur lesquels il a écrit, et dont les tableaux et objets désormais conservés par le Mémorial ACTe, lui servaient de compagnons.

16h30-17h : Mme Géraldine Banaré, Doctorante en arts plastiques, Université des Antilles, Professeure certifiée en Arts plastiques, Prix Mycéa 2018 : « Édouard Glissant et les plasticiens : Imaginaire des « Lieux ». »

L’œuvre artistique picturale engage Édouard Glissant, dans une nouvelle dynamique scripturale. Lorsque Glissant évoque un tableau, il l’envisage en poète et ose le langage plastique. L’univers du peintre l’interpelle, car « un artiste cherche dans la masse du monde actuel ce qu’il y a de plus précieux à exprimer »1 suggérait-il dans un entretien. En effet, sa perception de l’espace pictural lui permet d’appréhender de manière singulière l’espace- monde. Ainsi, Glissant perçoit-il l’œuvre picturale, comme autant d’expressions métaphoriques, d’allégories, de suggestions qui feront écho à sa lecture du monde.

17h30 : clôture de la première journée.

Vendredi 27 avril : 9h-12h

Modérateur : M. Ariel Castillo Mier

9h-9h30 : Mme. Delia Blanco, Docteur en littérature et anthropologie, Professeur d’Art et littératures comparées de la Caraïbe, l’Université de Santo Domingo, République Dominicaine : « Edouard Glissant, Gabriel Garcia Marquez, une narratologie caribéenne en partage.

Ces deux écrivains portent dans leur création littéraire une force de la nature, chacun avec son tempérament, sa passion, sa fougue. Voilà le premier attrait comparatiste qui nous a fasciné. Le temps faisant honneur à nos lectures et réflexions, nous avons partagé le monde de Glissant dans La Lézarde laissant une saveur très particulière dans l’environnement humain et géographique du contexte littéraire, une ambiance, une saveur qui résonne avec, énergie des mots, des phrases porteuses d’une poétique de l’image présente dans les deux écritures.

Ce sont des écrivains dont l’œuvre est écrite à fleur de peau, dans un monde imaginaire surgi du décor de la vie. Tout cela pour créer une narratologie d’une communion fusionnelle qui nous offre dans la perspective de nos recherches d’immenses traversées pour un MacondoTout-monde et un Tout mondeMacondo.

Car chacun à sa manière reconstruit la Caraïbe avec la magie du réel et la fusion du poète. Une Caraïbe de rencontres, de chocs, de bouleversements et d’engagements.

Etudier l’œuvre de ces deux auteurs d’un point de vue comparatiste alimente un horizon où le voyage n’est pas achevé.

10h-10h30 : M. Axel Arthéron, Docteur en Arts du spectacle, Maître de Conférences en études théâtrales dans la Caraïbe, département de Lettres de l’Université des Antilles : « Edouard Glissant dramaturge. »

A l’approche de l’œuvre d’Edouard Glissant, le constat d’une forme de totalisation de son œuvre est manifeste. Qu’il s’agisse de la poésie, du roman, ou de l’essai, Edouard Glissant a su modeler les genres à l’équilibre de sa parole et à l’acuité de sa vision poétique du monde. Seul le genre théâtral semblerait en retrait. Son unique pièce publiée à ce jour, Monsieur Toussaint, (Gallimard 1961, puis la version scénique de 1978) pourrait même s’apparenter à un accident de parcours dans l’itinéraire générique de son œuvre. Pourtant, cette impression hâtive et superficielle ne résiste pas à l’examen rigoureux des premiers jalons de l’œuvre – des années 1950 aux années 1980 -. Par conséquent nous nous proposons d’interroger le statut du théâtre dans l’économie générale de l’œuvre d’Edouard Glissant.

11h-11h30 : Mme. Gaëlle Combé, Inspecteur Pédagogique Régional d’espagnol, Académie de Guadeloupe : « La Caraïbe : l’espace littéraire de Gabriel Garcia Marquez. »

A partir d’exemples tirés des oeuvres et de leur analyse, il s’agira de comprendre quels sont les liens apparents ou volontairement explicites entre le territoire caribéen et les espaces des fictions littéraires de GGM. Comment l’auteur donne t-il vie à l’espace caribéen à travers le prisme de la littérature et à quelle réalité de ce territoire veut il nous faire accéder. Dans quelle mesure l’auteur fait-il de son lecteur un artisan (ou un artiste) de l’élaboration d’une réalité caribéenne unique, mais rendue éternelle grâce à la littérature.

12h : clôture du séminaire.

 

Espace des congrès et des arts vivants Alain YACOU
22 Avr
Déboulé de contes
16h
Salle des congrès et des arts vivants
Déboulé de contes
16h
Salle des congrès et des arts vivants

details

Zanba é Lapen fè on payé (Zamba lance un défi à Lapin)

Pendant 1h40, 5 conteurs vont incarner les 5 personnes de ce conte théâtralisé. BENZO, KLIK, Raphaël ANNEROSE dit FAYO, KliK interviendront de façon alternée avec des histoires interactives. Petits et grands seront plongés au cœur des contes ; un temps partagé ponctué par des devinettes et notamment les jédimo de Lambert LEBEAU.


heures

16h


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20180422 16h 20180422 16h Europe/London Déboulé de contes

Zanba é Lapen fè on payé (Zamba lance un défi à Lapin)

Pendant 1h40, 5 conteurs vont incarner les 5 personnes de ce conte théâtralisé. BENZO, KLIK, Raphaël ANNEROSE dit FAYO, KliK interviendront de façon alternée avec des histoires interactives. Petits et grands seront plongés au cœur des contes ; un temps partagé ponctué par des devinettes et notamment les jédimo de Lambert LEBEAU.

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Comment venir au macte

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Darboussier
97110 POINTE-A-PITRE
GUADELOUPE - FWI

+590 (0)590 25 16 00

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Tarif réduit : 10 €

(tarif exposition permanente, hors expositions temporaires et internationales)

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