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exposition temporaire

14 Sep
EXPOSITION TEMPORAIRE // LE MODÈLE NOIR (14/09 – 29/12)
9h
EXPOSITION TEMPORAIRE // LE MODÈLE NOIR (14/09 – 29/12)
aa 9h

details

Le Modèle noir, de Géricault à Picasso est une exposition organisée par le Mémorial ACTe, Centre caribéen d’expressions et de mémoire de la traite et de l’esclavage, grâce au concours exceptionnel de la Région Guadeloupe, en collaboration étroite avec les musées d’Orsay et de l’Orangerie, Paris, et en partenariat avec la Miriam et Ira D. Wallach Art Gallery, New York.

En une trentaine d’années, « la représentation des Noirs » est devenue un objet d’histoire de l’art très présent des deux côtés de l’Atlantique, et les travaux liés aux « black studies » se multiplient. Ils visent, pour une part significative, à montrer comment le monde des images fut imprégné par le processus historique qui, en Europe, de l’instauration de la traite négrière à nos jours, vit l’inéluctable affirmation d’une identité noire.

Aucune exposition à ce jour n’avait tenté d’explorer ce phénomène de civilisation multiséculaire à partir de l’iconographie foisonnante, tous media confondus, qu’il a engendré, ce à quoi s’emploie Le modèle noir, de Géricault à Picasso.

La première historique que constitue la présentation d’une telle exposition en Guadeloupe, après New York et Paris, est donc l’occasion de donner accès à des chefs d’œuvres de l’histoire de l’art à un public historiquement et géographiquement aliéné de cette opportunité. Elle est aussi l’occasion d’apporter de nouveaux éléments et de nouvelles expériences culturelles à même de nourrir le débat entre art et société.

En adoptant une approche multidisciplinaire à l’interface de l’histoire de l’art et de l’histoire des idées, cette exposition se penche sur des problématiques esthétiques, politiques, sociales et raciales ainsi que sur l’imaginaire révélé par la représentation des figures noires dans les arts
visuels européens. Un imaginaire qui participe de la construction d’un récit collectif et d’une perception partagée de l’altérité au sein de nos sociétés modernes.

Comment se sont construites, déconstruites et reconstruites les images des hommes et femmes « de couleur » au cours des temps ? C’est aux changements de représentation des Noirs vivant en Europe que s’intéresse Le modèle noir, de Géricault à Picasso. Des Noirs dont certains exerçaient l’activité de modèle pour artistes et qui jouèrent un rôle fondateur dans le développement de l’art moderne.

Joseph, Madeleine, l’abbé Moussa, Aspasie, Laure, Carmen Lahens, Aïcha Goblet, Ady Fidelin, Jenny Alpha…, nombreux sont les hommes et les femmes noirs ou métis à avoir croisé le chemin des Benoist, Géricault, Delacroix, Chassériau, Cordier, Carpeaux, Manet, Bazille, Beaudelaire, Nadar, Man Ray, Picabia, Matisse, Picasso. Qui sont-elles, qui sont-ils ? Qui sont ces acteurs souvent oubliés du grand récit des avant-gardes ?

Notre projet est de faire émerger et d’explorer, avec notre public à la fois nouveau mais aussi profondément concerné, de nouvelles pistes et de nouvelles compréhensions de notre sujet qui puissent nourrir le débat sociétal contemporain que l’art et la culture instruisent si puissamment et que porte le Mémorial ACTe dans son dialogue avec la modernité.

 

Mot du Président de la Région Guadeloupe

Cette exposition a une histoire. Elle a fait une première étape à la Wallach Art Gallery de New York, de la Columbia University. Elle a été scrutée par 450 000 visiteurs du Musée d’Orsay. C’est une première dans un musée français. Elle trouvera un écrin le 13 septembre 2019 dans ce geste architectural exceptionnel qu’est le Mémorial ACTe.

Elle s’appuie sur des éléments d’archives, photographies, correspondances, pour nous montrer à travers les œuvres des grands peintres l’évolution des modes de représentation des noirs.

Elle n’a pas pour objet le groupe social. Elle s’intéresse au « modèle », en tant qu’individu représenté par l’artiste mais aussi en tant qu’exemple, porteur de valeur.

Elle permettra aux guadeloupéens et aux visiteurs de passage de briser le silence et l’ignorance dans lesquels ont été tenus jusqu’ici ces hommes et ces femmes qui n’ont pas été de simples objets muets et passifs de l’histoire de l’art moderne. A partir de cette exposition, ces oubliés du récit des avant-gardes ont une histoire, une identité. Ils appartiennent à une lignée.

La guadeloupéenne, la « négresse Madeleine », « Marianne » de la révolution française, avec un prénom, entre dans le récit national.

Le « nègre Joseph », modèle professionnel à l’école des beaux-arts, modèle de prédilection de Géricault n’habite plus un long silence.

La guadeloupéenne Ady Fidelin, compagne de Man Ray, première femme de couleur à apparaitre dans le célèbre magazine de mode Le Harper’s Bazaar (Etats-Unis) en 1937, fait le lien avec l’histoire universelle ; alors que les idéologies racistes se sont faites plus virulentes qu’en 1848.

Il est venu le temps de s’interroger sur les silences de l’histoire. Cette exposition d’envergure internationale nous tend un miroir. Elle nous incite à nous interroger sur ces points aveugles, sur l’engagement citoyen qui doit être le nôtre pour forger un vivre ensemble et un dialogue entre toutes les composantes de notre cité.

Laure, personnage de la domestique au second plan dans l’Olympia d’Edouard Manet (1863) est un de ces « modèles noirs » révélés par l’exposition Le Modèle Noir de Géricault à Picasso. En partenariat avec des institutions aussi prestigieuses que le Musée d’Orsay et l’Orangerie à Paris et la Miriam D Wallach Art Gallery à New York cette exposition s’appuie sur des éléments d’archives, photographies, correspondances, pour nous montrer à travers les œuvres des grands peintres l’évolution des modes de représentation des noirs. Le concours exceptionnel de la région Guadeloupe, permettra aux guadeloupéens mais également aux visiteurs de passage dans notre archipel de briser le silence et l’ignorance dans lesquelles ont été tenus jusqu’ici ces hommes et ces femmes qui n’ont pas été de simples objets muets et
passifs de l’histoire de l’art moderne. Ils y ont contribué ne serait- ce que par les interactions qu’ils ont eu avec ceux qui les ont choisis comme modèles. Il est temps que notre société interroge les silences de l’histoire. Les visages, les destins, le moindre indice recueilli par les historiens de l’art force ce silence qui s’est imposé jusqu’içi comme indiscutable. Et nous voilà poussé à changer notre regard et à nous interroger. Cette exposition est éminemment politique au sens où elle tend à la cité un miroir afin qu’elle interroge ses points aveugles. J’invite la Guadeloupe entière à se montrer à la hauteur de l’enjeu en visitant en nombre cette exposition d’envergure internationale. A l’heure où de la démocratisation de la culture émerge la revendication des droits culturels, l’occasion est donnée à la population de s’approprier cette exposition en la plébiscitant. C’est un acte citoyen pour nourrir la pensée et le projet politique qui ne saurai être porté par les seuls hommes politiques, mais par l’engagement et le dialogue citoyen entre toutes les composantes de la cité.

 

Mot de Georges BREDENT, Président de l’EPCC MACTe

La France d’aujourd’hui est le fruit d’une histoire plurielle. Celle de la période coloniale et des immigrations. Celle de la période post-coloniale aussi. Pourtant pendant très longtemps, ce carrefour des syncrétismes a nié sa diversité. Et il a fallu que les arts visuels soient convoqués pour qu’il en aille autrement. Mais à quel prix et à quel rythme ? L’image du Noir dans l’art occidental a connu des facettes contrastées. Cet être, longtemps assimilé à la nuit, au monde des ténèbres, aux forces du mal, a pu repousser et en même temps fasciner. La peinture, autant que la photographie a devancé l’histoire en participant activement à l’émancipation des populations noires, sans pour autant effacer, d’un coup de pinceau, l’indignité de ceux qui ont toujours été relégués dans la basse-fosse de la condition humaine.

De l’iconographie de l’esclavage et de son abolition à une thématique plus générale de l’orientalisme et de l’exotisme, l’infériorité du Noir ne sera vraiment remise en question que par la révolution plastique du vingtième siècle (jusqu’alors, l’image du Noir n’avait pas encore été discutée, glosée, extrapolée et intégrée à la culture visuelle.)

Cette remarquable exposition  -« Le modèle noir, de Géricault à Picasso »- que le Memorial Acte a choisi d’accueillir dans ses murs accompagne l’exposition permanente sur un axe sociétal pour refléter le positionnement d’artistes contemporains qui vont hisser au final, le corps noir en tant que héros. Le MACTe donne ainsi l’occasion à ses publics de s’interroger sur ce qu’est un Noir au regard des débats sur son ‘essence’ et sur les termes susceptibles de définir les hommes et
les femmes originaires d’Afrique ou descendants d’Africains.

Dans ce sens, le Mémorial propose une exposition qui associe les figures dominantes de l’histoire de l’art, les idées processuelles du siècle dernier et une approche critique contemporaine qui relève d’un positionnement social, politique voire activiste.

Et toutes ces composantes redéfinissent les représentations de l’image du Noir loin des clichés jusqu’alors véhiculés par les blancs.

Les œuvres contemporaines qui ont été sélectionnées opèrent tantôt par le ‘détournement’ d’une œuvre existante, tantôt par l’imaginaire. Jean-Pierre Schneider rend hommage à l’Olympia de Manet en déclinant plusieurs variations mi- abstraites, mi -figuratives, mettant notamment en avant la servante confinée à l’arrière-plan du tableau original par une approche essentiellement picturale des formes et des masses.

Wenjue Zhang et Marielle Plaisir déplacent la figure noire d’un corps social à un autre par la réinterprétation en renforçant leur place centrale et en modifiant leur décorum. Elles font du corps de la femme noire, par le truchement de la mise en scène, un corps politique non asservi (illustration de notre propos :‘l’Olympia’ de Manet, récusant le fait établi que la femme noire est là pour servir la supériorité de la femme blanche, ou encore, le portrait de ‘Madeleine’ de Marie Guillemine Benoist réinterprété)

Dans sa série ‘Poupées Noires’, Mirtho Linguet explore les principes du pictorialisme et de la Négritude à travers la manipulation d’images photographiques et de mises-en scènes dans lesquelles le corps absorbe de façon incisive et excessive la couleur noire.

Ces oeuvres contemporaines permettent de lire, dans ses grandes lignes, et forcement simplifiée, l’histoire mouvementée des représentations du Noir dans l’illustration ainsi que dans les imaginaires. Elles permettent – croyons-nous- de suivre les attitudes changeantes et d’aborder par le biais des arts visuels le problème de la confrontation des cultures.

Ce qu’il est intéressant de constater à travers toutes ces  œuvres c’est l’universalité du sujet qui est traité par des artistes qui n’ont pas forcément un lien identitaire avec l’histoire de l’esclavage et sa mémoire mais qui sont habités par le même souffle humaniste.Et il est heureux que ce soit Le MACTe, lieu de convergence de toutes les cultures qui défendent la mémoire de l’être humain déshumanisé, qui permette cette rencontre. Mais rien de surprenant, au fond car le MACTe, espace de dialogue entre Histoire, Art et Société, s’est aussi donné pour mission de montrer des œuvres qui éclairent les enjeux et les conséquences de l’histoire de tous ceux qui, abonnés à la souffrance, ont su convertir leur cauchemar en lumière d’espérance.

 

Mot de Jacques Martial, Commissaire

Le Modèle noir, de Géricault à Picasso est une exposition exceptionnelle organisée par le Mémorial ACTe, en collaboration étroite avec les musées d’Orsay et de l’Orangerie, Paris, et en partenariat avec la Miriam et Ira D. Wallach Art Gallery, New York.

Peintures, sculptures, photographies, documents d’époques, ce sont plus de cent chefs-d’œuvre de l’histoire des arts visuels en Europe, de la fin du 18 ème siècle à la fin de la première moitié du 20 ème siècle et jusqu’à nos jours qui ont été rassemblés pour être présentés pour la première fois au public guadeloupéen dans une exposition internationale unique à ce jour.

Afin de réunir ce corpus, ce sont quelques 40 musées, du musée d’Orsay au musée du Louvre aux grands musées de province ou internationaux, institutions publiques, —la Bibliothèque Nationale de France, la Collectivité Territoriale de Martinique—, et collectionneurs privés qui ont ouverts et mis à disposition leurs collections.

L’approche multidisciplinaire de Le modèle noir de Géricault à Picasso se penche sur des problématiques esthétiques, politiques, sociales et raciales ainsi que sur l’imaginaire révélé par la représentation des figures noires dans les arts visuels européens. Un imaginaire qui participe de la construction d’un récit collectif et d’une perception partagée de l’altérité au sein de nos sociétés modernes.

Comment se sont construites, déconstruites et reconstruites les images des hommes et femmes « de couleur » au cours des temps ? C’est aux changements de représentation de ces Noirs qui vivaient déjà en Europe en ces temps-là, que s’intéresse l’exposition. Des Noirs dont certains exerçaient l’activité de modèle pour artistes et qui jouèrent, à ce titre, un rôle fondateur dans le développement de l’art moderne.

Joseph, Madeleine, l’abbé Moussa, Aspasie, Laure, Carmen Lahens, Aïcha Goblet, Ady Fidelin, Jenny Alpha…, ont ainsi croisé le chemin des Benoist, Géricault, Delacroix, Chassériau, Cordier, Carpeaux, Manet, Bazille, Beaudelaire, Nadar, Man Ray, Picabia, Matisse, Picasso. Qui sont-elles, qui sont-ils ? C’est à leur rencontre et à leur découverte que convie cette exposition événement qui se propose, avec le public de Guadeloupe, de faire émerger et d’explorer de nouvelles pistes et de nouvelles compréhensions de notre sujet qui puissent nourrir le débat sociétal contemporain que l’art et la culture instruisent si puissamment et que porte le Mémorial ACTe dans son dialogue avec la modernité.


heures

9h


Lieu


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20190914 20190914 Europe/London EXPOSITION TEMPORAIRE // LE MODÈLE NOIR (14/09 – 29/12)
16 Mar
EXPOSITION TEMPORAIRE – TRESORS DE L’ART TAINO – 16 mars – 30 juin
9h
EXPOSITION TEMPORAIRE – TRESORS DE L’ART TAINO – 16 mars – 30 juin
aa 9h

details

 

L’exposition propose une immersion dans l’univers des Taïno, amérindiens des Grandes Antilles dont la culture et en particulier sa dimension artistique s’est développée à partir du IXème siècle de notre ère pour atteindre son apogée entre les XIIIème et XVème siècles. Les sociétés Taïno s’étendront dans l’archipel antillais en République dominicaine, Haïti, Porto Rico, Cuba, aux Bahamas, en Jamaïque et aux Iles Vierges jusqu’au nord des Petites Antilles.

Peuple du Nouveau Monde rencontré par Christophe Colomb sur l’île d’Hispaniola lors de son premier voyage en 1492, le mot « taïno » signifie « bon » et « noble » dans plusieurs dialectes Arawak insulaires. Aujourd’hui le terme taïno désigne la riche mosaïque culturelle de peuples ayant vécu dans les Grandes Antilles et les régions limitrophes à cette période.

Bien qu’ayant un fond culturel commun trouvant ses racines dans la migration des premiers agriculteurs-potiers issus du bassin de l’Orénoque, les sociétés Taïno se sont construites en développant sur chaque île des spécifiés propres à leur culture matérielle, symbolique, linguistique et politique. Leurs croyances centrées autour du culte des cémi, esprits et divinités vénérés dans les maisons, temples ou grottes, ont donné naissance à une multitude d’objets symboliques façonnés sur des supports variés. La communion avec l’univers des esprits s’établissait lors du rituel de la cohoba, une poudre végétale hallucinogène. Omniprésent dans la vie quotidienne, spirituelle et cérémonielle l’art Taïno a produit des objets d’une esthétique incomparable, support de leur mythologie et de leur cosmogonie.

 

Conçue par le Centre Culturel Eduardo León Jimenes comme une exposition itinérante, ambassadrice de la culture de République dominicaine, Trésors de l’art Taïno a été présentée en Espagne en 2012 et en Colombie en 2017. Elle trouvait tout naturellement sa place au MACTe en Guadeloupe, au cœur des Petites-Antilles.

Née d’un partenariat entre le Mémorial ACTe et le Centre Culturel Eduardo León Jimenes, cette édition présente des pièces issues de leur prestigieuse collection ainsi que des œuvres iconiques de République dominicaine provenant de la Fondation Garcia Arévalo, du Musée archéologique régional Altos de Chavón comme de l’Académie des Sciences. Lien entre peuples et cultures de la Caraïbe, cet évènement est également l’occasion de présenter les ancêtres des Taïno présents dans les Petites Antilles, grâce aux collections de l’Etat conservées par la Direction des affaires culturelles de Guadeloupe et à celles du musée départemental Edgar Clerc.

 

Emoi esthétique, sensoriel et intellectuel, cette présentation de la culture Taïno à partir des objets emblématiques de République dominicaine nous plonge dans un univers exhumé du passé dont les racines sont toujours vivantes dans les sociétés caribéennes contemporaines.

 

 

Commissaires de l’exposition :

 

Dominique Bonnissent                                                                         Carlos Andújar Persinal

Conservatrice régionale de l’archéologie                                     Coordinateur culturel

Direction des affaires culturelles de Guadeloupe                       Centre culturel Eduardo León Jime

 

 

Les tickets peuvent être retirés sur place aux tarifs suivants :

6€ (tarif plein)

3€ (tarif réduit)

18€ (expo permanente + expo temporaire)


heures

9h


Lieu


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20190316 20190316 Europe/London EXPOSITION TEMPORAIRE – TRESORS DE L’ART TAINO – 16 mars – 30 juin
29 Juin
Rencontres autour de l’exposition « Zoos Humains. L’invention du sauvage. » (29 juin – 30 dec 2018)
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Différents lieux
Rencontres autour de l’exposition « Zoos Humains. L’invention du sauvage. » (29 juin – 30 dec 2018)
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Pour cette exposition temporaire, le Mémorial ACTe, la Région Guadeloupe, le Groupe de recherche Achac et la Fondation Lilian-Thuram-education contre le racisme vous proposent tout un programme de manifestations autour de « Zoos Humains. L’invention du sauvage ». Voici les différentes dates à ne surtout pas manquer.

Veuillez noter que certaines de ces manifestations sont payantes.

 

Jeudi 13 au samedi 15 décembre :

Didier Daeninckx, écrivain français, auteur de romans policiers, de nouvelles et d’essais. Grand prix de littérature policière, Prix Goncourt du livre de jeunesse, Prix Goncourt de la Nouvelle en 2012. En 1994, la Société des Gens de Lettres lui a décerné le Prix Paul Féval de Littérature Populaire pour l’ensemble de son œuvre.

Didier Daeninckx est né en 1949 à Saint-Denis. De 1966 à 1982, il travaille comme imprimeur dans diverses entreprises, puis comme animateur culturel avant de devenir journaliste dans plusieurs publications municipales et départementales. En 1983, il publie Meurtres pour mémoire, première enquête de l’inspecteur Cadin. De nombreux romans suivent, parmi lesquels Cannibale en 1998 qui jette un grand pavé dans la mare du colonialisme à la française dans les années 30. En choisissant comme toile de fond l’exposition coloniale de 1931 à Paris, l’auteur invite le grand public à une prise de conscience des erreurs du passé. Au travers de cet ouvrage, c’est toute une période politique de la France qui est remise en cause. Le but de ce récit corrosif est simplement de montrer au plus grand nombre que le comportement de l’Etat n’a pas toujours été aussi irréprochable que les politiques ont bien voulu le faire croire. Pire même, à l’occasion de cette fameuse exposition, le but clairement affiché était de présenter le Noir comme arriéré et cannibale à une population qui n’affichait que de l’indifférence. Le seul intérêt des gens de la rue résidait dans cette différence de couleur et de texture de peau qui les surprenait. Écrivain engagé, Didier Daeninckx est l’auteur de plus d’une soixantaine de romans et recueils de nouvelles.

 

 

Jeudi 13

18h30 – Projection de « Man to man» de Régis Wargnier, 2005, 2h20 minutes.

Suivie d’un débat avec Didier Daeninckx.

Salle des congrès et arts vivants.

Tarif : 5 euros et 3 euros (tarif réduit)

Réservations : www.memorial-acte.fr

 

Vendredi 14

10-12h  : Rencontre Didier Daeninckx avec le public

« Retour de la tête du chef Ataï en Kanaky : Quand la fiction résout une énigme de l’Histoire. »

Le personnage de Gocéné du roman « Cannibales » revient dans un autre roman, « Le Retour d’Ataï » ; et c’est grâce à lui que Didier Daeninckx retrouve la tête du chef dans les réserves du Musée de l’Homme alors qu’elle était réputée perdue.
Salle des congrès et des arts vivants, MACTe

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Réservations obligatoires : www.memorial-acte.fr

 

17h

Dédicaces de Didier Daeninckx de ses ouvrages : « Cannibales », « Le Retour d’Ataï », leurs versions BD et « L’enfant du zoo ».

Boutique du MACTe

 

 

Samedi 15

10-12h  : Visite commentée de l’exposition par Didier Daeninckx

Salle des expositions temporaires

Tarif : tarif entrée de l’exposition + 5 euros

Réservations : www.memorial-acte.fr

 

18h

Présentation et séance de signatures de l’ouvrage « Sexe, race et colonies. La domination des corps du XVe siècle à nos jours »

En présence de Pascal Blanchard, directeur de l’ouvrage.

« Sexe, race et colonies. La domination des corps du XVe siècle à nos jours » décrypte l’incroyable production visuelle qui a fabriqué le regard exotique et les fantasmes de l’Occident. Autant d’images reflets des dominations raciales et sexuelles.

Salle des congrès et des arts vivants, MACTe

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Réservations obligatoires : www.memorial-acte.fr

 

Mardi 18 décembre, 18h30

Projection documentaire « Sauvages, au cœur des zoos humains »

De Pascal Blanchard et Bruno Victor-Pujebet, 2018, 92 mn.

Suivie d’un débat animé par Lilian, Thuram, Pascal Blanchard et Benjamin Stora

Salle des congrès et des arts vivants, MACTe

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Réservations obligatoires : www.memorial-acte.fr

 

 

Mardi 18 au samedi 22 décembre :

Benjamin Stora, Professeur des universités, inspecteur général de l’Éducation nationale et, depuis 2014, président du Conseil d’orientation du Musée de l’histoire de l’immigration.

Benjamin Stora est Professeur des universités, inspecteur général de l’Éducation nationale et, depuis 2014, président du Conseil d’orientation du Musée de l’histoire de l’immigration. Ses recherches portent sur l’histoire du Maghreb contemporain (19e et 20e siècles), les guerres de décolonisations, et l’histoire de l’immigration maghrébine en Europe. Il a publié une trentaine d’ouvrages sur ces thématiques, dont une biographie de Messali Hadj (réédition 2004) ; La gangrène et l’oubli, la mémoire de la guerre d’Algérie (La Découverte, 1991) ; Appelés en guerre d’Algérie (Gallimard, 1997). Il a dirigé avec Mohammed Harbi l’ouvrage collectif, La guerre d’Algérie, aux éditions Robert Laffont (en poche, Hachette Littérature, 2006). En 2013, il a codirigé avec Abdelwahab Meddeb une somme encyclopédique sur L’Histoire des juifs et des musulmans à laquelle ont participé 120 chercheurs. Conseiller historique des films Indochine (1992), Le Premier homme (2010) et Les hommes libres (2010), il est aussi auteur et réalisateur de plusieurs documentaires. Parmi les plus récents : François Mitterrand et la guerre d’Algérie (2010), La Loi de mon pays (France 3, 2011), Notre histoire (avec Jean-Michel Meurice, 2012). Benjamin Stora a également été commissaire général de nombreuses expositions dont Vies d’exil – 1954-1962. Des Algériens en France pendant la guerre d’Algérie avec Linda Amiri produite et présentée au Musée de l’histoire de l’immigration (octobre 2012-mai 2013).

 

 

 

Jeudi 20

-18h30 : Projection de « Chocolat » de Roschdy Zem, 2014, 114 minutes.

Suivie d’un débat avec Benjamin Stora.

Salle des congrès et arts vivants, MACTe.

Tarifs : 5 euros et 3 euros (tarif réduit)

Réservations : www.memorial-acte.fr

 

Vendredi 21

10-12h  : Rencontre Benjamin Stora, Pascal Blanchard, commissaire scientifique de l’exposition « Zoos humains. L’invention du sauvage » avec le public

Thème : La culture coloniale. « Comment les Français ont pu croire à la légitimation de la domination coloniale ? Une propagande structurée, un discours politique et une incroyable diffusion ».

Salle des ateliers modulables

Entrée libre dans la limite des places disponibles

Réservations obligatoires : www.memorial-acte.fr

 

20h

Spectacle « Cahier d’un retour au pays natal » d’Aimé CESAIRE par Jacques MARTIAL (Compagnie de la Comédie Noire)

En prolongement de la réflexion portée par l’exposition temporaire « Zoos humains. L’invention du sauvage », le MACTe propose cette incarnation du texte d’Aimé CESAIRE.

Salle des congrès et arts vivants, MACTe.

Tarifs : 18 euros et 15 euros (tarif réduit)

Réservations : www.memorial-acte.fr

 

Scolaires (sur réservations uniquement à mediation@memorial-acte.fr : 5€)

 

 

Samedi 22

10-12h : Visite commentée de l’exposition par Benjamin Stora

Salle des expositions temporaires

Tarif : tarif entrée de l’exposition + 5 euros

Réservations : www.memorial-acte.fr

 

20h (seconde représentation)

Spectacle « Cahier d’un retour au pays natal » d’Aimé CESAIRE par Jacques MARTIAL (Compagnie de la Comédie Noire)

En prolongement de la réflexion portée par l’exposition temporaire « Zoos humains. L’invention du sauvage », le MACTe propose cette incarnation du texte d’Aimé CESAIRE.

Salle des congrès et arts vivants, MACTe.

Tarifs : 18 euros et 15 euros (tarif réduit)

Réservations : www.memorial-acte.fr

 

Scolaires (sur réservations uniquement à mediation@memorial-acte.fr : 5€)

Jeudi 19 – samedi 21 juillet : le Mémorial ACTe accueille l’expert Gilles Boëtsch, anthropobiologiste, Directeur de recherche émérite au CNRS, spécialiste de la représentation et de la mise en scène des corps.

  • Jeudi 19 : 18h30 – Projection suivie d’un débat sur « La Vénus noire » d’ Abdellatif Kechiche
  • Vendredi 20 : 10h-12h : Rencontre Gilles Boëtsch avec le public
  • Samedi 21 : 10h-12h : Visite commentée de l’exposition par Gilles Boëtsch

 

Jeudi 20 – samedi 22 septembre : le Mémorial ACTe accueille l’expert Nicolas Bancel, Professeur ordinaire à l’Université de Lausanne, Faculté des Sciences sociales et politiques, Centre d’histoire internationale et d’études politiques de la mondialisation (CRHIM), Co-directeur du Groupe de recherche Achac.

  • Jeudi 20 : 18h30 – Projection suivie d’un débat « Freaks, la monstrueuse parade » de Tod Browning
  • Vendredi 21 : 10h-12h : Rencontre Nicolas Bancel avec le public
  • Samedi 22 : 10h-12h : Visite commentée de l’exposition par Nicolas Bancel

 

Jeudi 11 – samedi 13 octobre : le Mémorial ACTe accueille l’expert Clemens Radauer, anthropologue social spécialiste d’histoire culturelle.

  • Jeudi 11 : 18h30 – Projection suivie d’un débat « Zoos humains » de Pascal Blanchard et Eric Deroo et l’expert Clemens Radauer
  • Vendredi 12 : 10h-12h : Rencontre Clemens Radauer avec le public
  • Samedi 13 : 10h-12h  : Visite commentée de l’exposition par Clemens Radauer

 

Jeudi 13  – samedi 15 décembre : le Mémorial ACTe accueille Didier Daeninckx, écrivain français, auteur de romans policiers, de nouvelles et d’essais. Grand prix de littérature policière, Prix Goncourt du livre de jeunesse, Prix Goncourt de la Nouvelle en 2012. En 1994, la Société des Gens de Lettres lui a décerné le Prix Paul Féval de Littérature Populaire pour l’ensemble de son œuvre.

  • Jeudi 13: 18h30 – Projection suivie d’un débat « Man to man» de Régis Wargnier
  • Vendredi 14 : 10h-12h  : Rencontre Didier Daeninckx avec le public
  • Samedi 15 : 10h-12h  : Visite commentée de l’exposition par Didier Daeninckx

 

Jeudi 20 – 22 Décembre : le Mémorial ACTe accueille l’expert Benjamin Stora, Professeur des universités, inspecteur général de l’Éducation nationale et, depuis 2014, président du Conseil d’orientation du Musée de l’histoire de l’immigration.

  • Jeudi 20 :  18h30 : Projection suivie d’un débat « Chocolat » de Roschdy Zem
  • Vendredi 21 : 10h-12h  : Rencontre Benjamin Stora avec le public
  • Samedi 22 : 10h-12h : Visite commentée de l’exposition par Benjamin Stora


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Différents lieux


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20180629 20180629 Europe/London Rencontres autour de l’exposition « Zoos Humains. L’invention du sauvage. » (29 juin – 30 dec 2018) Différents lieux
29 Juin
Zoos humains. L’invention du sauvage (29 juin – 30 dec 2018)
Heures d'ouverture du Mémorial ACTe
Salle des expositions temporaires
Zoos humains. L’invention du sauvage (29 juin – 30 dec 2018)
aa Heures d'ouverture du Mémorial ACTe
Salle des expositions temporaires

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Avant-propos des commissaires de l’exposition Zoos humains. L’invention du sauvage

L’exposition raconte l’histoire de près de trente mille femmes, hommes et enfants, venus d’Afrique, d’Océanie, d’Asie, des Amériques et parfois d’Europe, qui ont été exhibés en Occident entre 1810 et 1940. Ils ont été vus par plus d’un milliard de visiteurs. Les puissances coloniales européennes, l’Amérique et le Japon les ont présentés dans des expositions, des zoos et des salles de spectacles comme s’ils étaient des « sauvages ». Ce « spectacle de la différence », qui a fasciné les sociétés occidentales, a légitimé le colonialisme et a contribué au discours raciste. Ce phénomène ne peut se comprendre que si on le situe dans son contexte : dès la fin du XVIIIe siècle, les spectacles de masse et les images contribuent à fabriquer l’opinion et le regard. Ils légitiment la construction des grands empires coloniaux tout en s’appuyant sur les théories racialistes, eugénistes ou ségrégationnistes. Les étudier permet de mieux comprendre les origines et les mécanismes de construction des stéréotypes. Cette exposition-événement est présentée pour la première fois aux Antilles. Elle cherche à sensibiliser le plus grand nombre au poids du passé colonial et au racisme qui en est né. Elle vise aussi à ébranler les fausses représentations en montrant comment on les construit. À travers des collections exceptionnelles et un parcours pédagogique accessible au plus grand nombre, elle engage un travail de mémoire nécessaire à qui veut comprendre le présent. Le récit de cette histoire oubliée est né de la volonté commune de la Fondation Lilian Thuram. Éducation contre le racisme et du Groupe de recherche Achac, qui ont su trouver des partenaires exceptionnels avec le Mémorial ACTe, la Région de Guadeloupe, la MGEN et la CASDEN – Banque populaire.

                         Lilian Thuram, commissaire général

Pascal Blanchard, commissaire scientifique

Présentation de l’exposition

« Nous pouvons identifier, dans ce que nous appelons

au sens large les « zoos humains », le passage d’un racisme

exclusivement scientifique à sa popularisation rapide. »

Le Monde diplomatique (2000)

 

L’exposition Zoos humains, L’invention du sauvage met en lumière l’histoire d’hommes, de femmes et d’enfants exhibés en Occident et ailleurs, dans des cirques, des cabarets, des foires, des zoos, des villages itinérants ou des expositions universelles et coloniales.

 

Cette exposition majeure a circulé sous différentes formes dans le monde entier : au musée du quai Branly (Paris, France), en 2011-2012 ; au Jardin d’acclimatation (Paris, France) en 2013 ; à l’Université Friedrich-Schiller (Jena, Allemagne) en 2015 ; à l’Université de Walla Walla (État de Washington, États-Unis) en 2016 ; à la Cité Miroir (Liège, Belgique) en 2016-2017 ; au Musée de l’Asie et du Pacifique (Varsovie, Pologne) en 2017 ; au Glasgow School of Art (Glasgow, Écosse)  et au Kuumba Imani Center (Liverpool) en 2018, mais aussi en Guyane, en Côte d’Ivoire et dans plusieurs villes en France (musée d’Angers, Muséum de Rouen, Amiens, Aix-en-Provence…).

 

Rassemblant près de 400 œuvres inédites (affiches, photographies, documents originaux et objets souvenir) dans un parcours jalonné d’une vingtaine de panneaux pédagogiques, elle est présentée pour la première fois au Memorial ACTe dans une version enrichie de focus spécifiques aux populations ultramarines. On y découvre pour la première fois comment s’est forgée une vision stéréotypée des ultramarins dans les expositions coloniales ou universelles : sur-folklorisation des populations antillaises, présence quasi exclusive des femmes figurant en habit traditionnel, valorisation des Antillais par rapport aux Africains présentés comme « sauvages », tout comme les Kali’na de Guyane ou les Kanaks de Nouvelle-Calédonie.

 

Les « zoos humains » ont été le premier lieu de rencontre avec l’Autre ; ils ont été un élément déterminant dans le passage, au XIXe siècle, d’un racisme dit « scientifique » à un racisme « populaire ». La frontière entre les Occidentaux et le reste du monde, perçu alors comme « non-civilisé », s’est alors fixée dans les consciences et dans les certitudes.

 

Comprendre que le phénomène des « zoos humains » a forgé nos regards, c’est comprendre que les discriminations et le racisme ont une histoire, que tout cela est socialement construit et que l’on peut, c’est essentiel, les déconstruire aujourd’hui en travaillant sur ce passé et ces imaginaires.

 

Dans le cadre de notre nouvelle exposition temporaire, la Région Guadeloupe, le Mémorial ACTe et ses partenaires, organise une série de manifestations autour du thème de l’exposition.

 

Logo de la fondation Lilian ThuramPrésentation de la fondation Lilian Thuram. Éducation contre le racisme

« On ne naît pas raciste, on le devient ». Cette vérité est la pierre angulaire de la Fondation Lilian Thuram. Éducation contre le racisme. Le racisme est avant tout une construction intellectuelle. Nous devons prendre conscience que l’Histoire nous a conditionnés, de génération en génération, à nous voir avant tout comme des Noirs, des Blancs, des Maghrébins, des Asiatiques…

Il est important de comprendre comment nos préjugés se sont mis en place pour pouvoir les déconstruire. Nos sociétés doivent intégrer l’idée pourtant simple que la couleur de la peau ou le sexe d’une personne ne détermine en rien son intelligence, la langue qu’elle parle, la religion qu’elle pratique, ses capacités physiques, ce qu’elle aime ou déteste. Chacun de nous est capable d’apprendre n’importe quoi, le pire comme le meilleur.

Les actions de la fondation – qui fête en 2018 son 10e anniversaire – s’appuient sur l’expertise de son comité scientifique, composé d’Yves Coppens, paléoanthropologue, de Marie Rose Moro, psychiatre de l’enfant et de l’adolescent, de Doudou Diène, juriste, rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines de racisme (2002-2008), d’Évelyne Heyer, généticienne des populations humaines, de Ninian Hubert Van Blyenburgh, anthropologue et didacticien, d’Elisabeth Caillet, muséologue, de Michel Wieviorka, sociologue, de Françoise Vergès, politologue, de Pierre Raynaud, ingénieur en développement des politiques publiques, de Pascal Brice, directeur général de l’OFPRA, de Pascal Boniface, géopolitologue, de Pascal Blanchard, historien, de Patrick Estrade, psychologue, d’André Magnin, commissaire d’expositions.

Lilian Thuram, Président de la Fondation "Education contre le racisme"Biographie de Lilian Thuram, commissaire général de l’exposition

Né en Guadeloupe en 1972, Lilian Thuram a connu une carrière prestigieuse de footballeur international : champion du monde en 1998, champion d’Europe en 2000, vice-champion du monde en 2006 ainsi que de nombreux titres en club. En 2008, il a créé la Fondation Lilian Thuram, Éducation contre le racisme (www.thuram.org). Il est notamment l’auteur de Mes étoiles noires. De Lucy à Barack Obama (Philippe Rey, 2010 – Points, 2011) et de Tous super-héros. La coupe de tout le monde (Delcourt, 2018). Lilian Thuram a participé en 2018 à l’exposition Imaginaires et représentations de l’Orient. Questions de regard(s) au musée national Eugène-Delacroix, dans laquelle il livrait sa vision des œuvres de la collection du musée.

 

Logo du groupe de recherches ACHACPrésentation du Groupe de recherche Achac

Le Groupe de recherche Achac est un collectif de chercheurs constitué autour d’un réseau international d’universitaires depuis 1989 qui travaillent sur plusieurs champs liés aux questions coloniale et postcoloniale (idéologies politiques de la colonisation, développement des cultures coloniales et postcoloniales ; zoos humains et spectacles ethniques, représentations de l’altérité ; histoire militaire et troupes coloniales), mais aussi à l’histoire des immigrations des Suds grâce à différents programmes.

Depuis 1995, le Groupe de recherche Achac travaille sur l’étude des stéréotypes et les représentations de l’Autre, avec notamment l’histoire des « zoos humains ». Cette réflexion a été mise en œuvre à travers différents colloques internationaux et des documentaires, comme Zoos humains (Arte, 2002) et Sauvages. Au cœur des zoos humains (Arte, 2018). Plusieurs ouvrages dont Zoos humains et exhibitions coloniales (La Découverte, 2011) et L’invention de la race. Des représentations scientifiques aux exhibitions populaires (La Découverte, 2014) rassemblent plus de cinquante contributions. Dans le même temps, l’exposition Exhibitions. L’invention du sauvage s’est tenue au musée du Quai Branly – Jacques Chirac en 2011-2012 (avec un catalogue publié chez Actes Sud) en collaboration avec la Fondation Lilian Thuram. Éducation contre le Racisme.

Depuis sa création, le Groupe de recherche Achac a développé sept programmes de recherche : colonisation et post-colonialisme, immigrations des Suds, zoos humains, mémoires combattantes, diasporas en France, sports et diversités et artistes de France.

Photo de Pascal Blanchard, historien et commissaire scientifique de l'exposition Zoos humains. L'invention du sauvageBiographie de Pascal Blanchard, commissaire scientifique de l’exposition

Co-directeur du Groupe de recherche Achac, l’historien Pascal Blanchard travaille sur le « fait colonial » et les décolonisations. Il a été commissaire d’une vingtaine d’expositions notamment 75 ans après, regard sur l’Exposition coloniale de 1931 à Exhibitions. L’invention du sauvage présentée au musée du Quai Branly – Jacques Chirac et primée comme exposition de l’année en 2012, Paris ; Zoos humains. L’invention du sauvage à Liège en 2016-2017. Également auteur, il a notamment co-dirigé La France Noire, trois siècles de présences (La Découverte, 2011) ; Exhibitions. L’invention du sauvage (Actes Sud, 2011) ; De l’indigène à l’immigré (Gallimard, 1997) ; La France arabo-orientale, treize siècles de présences (La Découverte, 2013). Il a co-réalisé plusieurs films dont Noirs de France (France Télévisions) et Sauvages. Au cœur des zoos humains (Arte, 2018).

Crédits photos de l’image utilisée pour illustrer cette page : « Inboorlingen van Suriname » [Exposition internationale, coloniale et d’exportation d’Amsterdam, Pays-Bas], photographie de Roland Bonaparte, 1883. © Groupe de recherche Achac, Paris/coll. part.

 


heures

Heures d'ouverture du Mémorial ACTe


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Salle des expositions temporaires


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20180629 20180629 Europe/London Zoos humains. L’invention du sauvage (29 juin – 30 dec 2018) Salle des expositions temporaires
16 Déc
Kréyòl G(ART)DEN – Wi’an art (17 dec – 31 mars 2018)
Heures d'ouverture du Mémorial ACTe
Espaces extérieures
Kréyòl G(ART)DEN – Wi’an art (17 dec – 31 mars 2018)
aa Heures d'ouverture du Mémorial ACTe
Espaces extérieures

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Suite au succès public de l’exposition « Je consomme, je crée » avec le collectif Rip’Art et le photographe Philippe Virapin du 23 avril au 15 mai 2016 dans les espaces extérieurs du Mémorial ACTe, nous avons souhaité renouveler le rendez-vous en se donnant les moyens d’être plus ambitieux encore : Kréyòl G(ART)DEN a pour objectif de réunir tous les artistes des précédentes éditions Wi’anArt et de proposer un parcours original à travers des œuvres in situ qui entrent en résonance avec le Mémorial ACTe et tout ce qu’il représente : un lieu de mémoire mais aussi un centre d’expressions. Il marque ainsi en 2017, 6 ans de sensibilisation à l’art sur le territoire avec Joëlle Ferly et Jean-Marc Hunt en 2013, Kelly Sinnapah-Mary et Ano (Eddy Firmin) en 2014, Guy Gabon et François Piquet en 2015, Collectif Rip’Art et Philippe Virapin en 2016, Minia Biabiany et Jean-François Boclé en 2017.

 

Vernissage et performance le samedi 16 décembre 2017 à partir de 19h.


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20171216 20171216 Europe/London Kréyòl G(ART)DEN – Wi’an art (17 dec – 31 mars 2018) Espaces extérieures
09 Déc
Gabriel García Márquez, Edouard Glissant, La Caraïbe: Solitudes et Relation (9 dec – 29 avr 2018)
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Gabriel García Márquez, Edouard Glissant, La Caraïbe: Solitudes et Relation (9 dec – 29 avr 2018)
aa Heures d'ouverture du Mémorial ACTE
Salle des expositions temporaires

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Le Mémorial ACTe, Pointe à Pitre (Guadeloupe, France) et le Museo del Caribe, (Barranquilla, Colombie), apportent à l’Année France-Colombie 2017 la contribution originale d’une exposition réalisée conjointement, « Gabriel García Márquez, Edouard Glissant, La Caraïbe: Solitudes et Relation« .

L’exposition s’inspire des œuvres-vies de Gabriel García Márquez et d’Edouard Glissant pour interroger la Caraïbe et, à travers leurs écrits, notre identité caribéenne.

Ainsi, grâce à la puissance contrastée mais complémentaire du «realismo magico» et de « la poétique de la Relation », l’exposition tente d’identifier et de révéler non seulement les liens rhizomiques qui unissent territoires insulaires et continentaux de notre Caraïbe mais également ce qu’elle met en partage avec le reste du monde. « S’ouvrir à la Caraïbe, c’est s’ouvrir au monde » affirme Glissant.

Développée sur 700m², La Caraïbe: Solitude et Relation propose au visiteur un parcours rythmé de grandes thématiques présentant les auteurs, leurs écritures, leurs dires et leurs legs. Elle raconte également la Caraïbe, son histoire et son expérience singulières qui sont peut-être des éléments de réponse aux défis que lance le Vivre ensemble au reste du monde en ce 21ème siècle naissant.

Documents d’archives, iconographies diverses, interviews filmées font échos aux romans et essais en un cheminement scandé d’œuvres d’art et de commandes à vidéastes et plasticiens.Oeuvre d'art exposée dans le cadre de "Gabriel García Márquez, Edouard Glissant, La Caraïbe: Solitudes et Relation"

Fidèle à sa démarche, le MACTe expose à cette occasion une sélection des œuvres de la collection personnelle d’Edouard Glissant, acquise par la Région Guadeloupe, présentée au public pour la première fois.

Oeuvre d'art exposée dans le cadre de "Gabriel García Márquez, Edouard Glissant, La Caraïbe: Solitudes et Relation"

Le samedi 9 décembre, de 18h à 20h, rencontre avec : Annick Thébia, commissairede l’exposition, Sylvie Glissant, directrice de l’Instutut du Tout-Monde, Maria-Eulalia Arteta, directrice du Museo del Caribe, Ernest Pépin, écrivain, Pierre Catel, muséographe. Salle des Congrès et arts vivants.

 

L’exposition à deux voix

Nous avons pleinement adhéré à ce sujet passionnant défini par le M.ACTe de Pointe-à-Pitre et le Museo del Caribe de Barranquilla, institutions qui placent au cœur de leur mandat et de leur action régionale, nationale et internationale, l’affirmation de la Caraïbe, pour le développement culturel et partagé de ses peuples et leur présence au monde aujourd’hui. Le choix de deux auteurs de premier plan, comme Gabriel Garcia Marquez et Edouard Glissant portait en lui-même un message essentiel et un cadre clair pour nos missions respectives.

Un message de signification emblématique car Garcia Marquez et Glissant sont des figures centrales de la littérature du XXe et du XXI e siècles. En dénonçant les systèmes ethnocentristes et univoques et en enracinant leur œuvre et leur engagement dans les fondements « rhizomatiques » de leur identité, tous deux ont affirmé avec force que, depuis la Caraïbe continentale ou insulaire, des perspectives cruciales éclairent la complexité et les actuels défis de la planète.

Toutefois, de profondes différences existent entre Garcia Marquez et Glissant tant entre les imaginaires, les sources d’inspiration, le style que dans les références ou la langue, sans compter le parcours et la personnalité distincts des deux auteurs qui, quoique exactement contemporains, semblent de surcroît ne jamais s’être rencontrés. C’est bien là l’expression de la diversité de la Caraïbe où s’établissent, par-delà et grâce à la pluralité des particularités, des convergences indéniables comme celles qui se révèlent entre la Costa continentale de la Caraïbe colombienne et hispanophone et la Martinique antillaise et insulaire créolophone et francophone.

La thématique qui sous-tend le concept de l’exposition s’inspire de deux pôles, « Solitude et Relation ». Ce sont les termes d’une dialectique féconde, d’une complémentarité intra-caraïbe dont Garcia Marquez et Glissant nous permettent de postuler qu’elle n’est pas un éclatement dispersé entre des territoires isolés mais le carrefour du « Tout-monde » en réponse aux urgences que doit affronter notre monde contemporain.

Dès lors, notre mission respective a été de ne pas faire de rapprochements artificiels, mais au contraire de tirer le meilleur parti de cette diversité, d’en faire une dynamique qui, tout en respectant les deux univers littéraires, tâche d’exprimer comme le dit Glissant « La Relation, complexe, ardue, imprévisible, comme le feu majeur des poétiques à venir ». Dynamique construite sur le respect de la formidable richesse de chaque œuvre dont une exposition ne peut prétendre refléter la totalité. Mais aussi sur l’identification de confluences objectives et subjectives qui « mettent en dialogue » leur attachement à la culture locale, leur volonté de dénoncer la violence d’une histoire coloniale partagée sur la base du génocide amérindien et de la Traite négrière, mais aussi l’exploration et l’explicitation des symboles fondateurs que sont pour la Caraïbe Toussaint Louverture et Simon Bolivar. Notre souci a été de parvenir par « cette mise en dialogue » à offrir aux divers publics français et colombiens ce que Glissant nomme « la connaissance de soi et du Tout », pour appréhender le rôle essentiel de la littérature antillaise et caraïbe.

Le choix scénographique s’est porté sur la ligne courbe des modules autonomes conçus pour s’adapter à l’itinérance de l’exposition et garantir des facilités de manipulation et de transport entre les divers lieux d’accueil. Dans le parcours muséographique, le texte et l’image se répondent dans ces îlots-modules avec le souci permanent du « donner à voir » (photos, manuscrits, dessins, objets témoins, vidéos, films …). L’implantation commence par l’évocation de réalités caraïbes tissées « De sang et de sucre » sur les rivages de la Mer-Mère Caraïbe et symbolise l’assemblage fractal des îles et du continent. En son centre, la Tente du Gitan Melquiades, incarnation littéraire du « Réalisme magique » de Garcia Marquez, et l’installation réalisée par Gilles Elie-Dit-Cosaque et Hervé Beuze à partir du Discours antillais d’Edouard Glissant, offrent au public un voyage littéraire. A la fin du parcours, le Cinéma REX proposera une large sélection d’extraits et de présentations de films, tirés de l’adaptation des romans de Garcia Marquez et se déroulant dans des décors de la Caraïbe ou encore des grands classiques du cinéma mondial qui ont été en écho avec les questionnements du cinéphile accompli que fut Edouard Glissant.

Fidèle à sa mission d’éducation artistique et culturelle, le service de médiation culturelle du Mémorial ACTe se propose d’initier une série d’ateliers avec différents groupes de jeunes, scolaires ou du monde associatif, qui seront invités à réaliser une œuvre interprétant le personnage de Sierva Maria, du roman De l’amour et autres démons. L’œuvre intégrant l’exposition et étant appelée à évoluer et offrir des aspects différents durant les 5 mois. Permettre aux jeunes de participer de manière contributive à cette exposition est une des façons dont l’établissement espère sensibiliser la jeunesse à la création plastique et à l’art contemporain.

Car l’exposition offrira au visiteur un formidable parcours artistique où le message littéraire dialoguera avec une exceptionnelle collection d’arts plastiques dont les publics du M.ACTe vont avoir la primeur. Ils pourront ainsi découvrir et admirer les œuvres de la collection Edouard Glissant, superbe ensemble de peintures, dessins et sculptures qui ont accompagné la vie et l’inspiration de Glissant qui avait projeté la création d’un Musée des Arts des Amériques (M2A2). Le Fonds Glissant, aujourd’hui propriété de la Région Guadeloupe, fonds Mémorial ACTe, est l’expression de la volonté de Glissant de réunir les œuvres de très grands artistes comme Roberto Matta, Augustin Cardenas, Wilfredo Lam, Antonio Segui, entre autres, avec lesquels il a entretenu des liens profonds d’amitié, de dialogue et de fécondation réciproque qui illustrent son rayonnement personnel et son engagement culturel, social et politique.

par Annick Thébia, commissaire de l’exposition et  Pierre Catel, scénographe de l’exposition.

Portrait d’Annick Thébia, commissaire de l’exposition Gabriel García Márquez, Edouard Glissant, La Caraïbe : Solitudes et Relation

Annick Thébia, commissaire de l'exposition temporaire Gabriel García Márquez, Edouard Glissant, La Caraïbe: Solitudes et RelationAnnick Thébia a exercé successivement diverses responsabilités diplomatiques et de coopération culturelle internationale au Quai d’Orsay, aux Nations Unies et à l’UNESCO où elle a été chargée de la  Coordination du Programme-Exposition  « La Force de regarder demain »,  du Commissariat général de la Célébration du 50ème anniversaire de l’UNESCO (1994-1997), puis de la Conception-Coordonation du Programme « Tagore, Neruda, Césaire : Pour l’universel réconcilié » au siège de l’UNESCO à Paris (2009-2011), de divers programmes organisés dans le cadre des activités hors-sièges de l’UNESCO tels que le Forum pour la Culture de la Paix en Afrique (2001-2012), le Commissariat général de l’Exposition internationale et la Conférence «  Nginga Mbande, Indepencia e universalidade » conduit par le Gouvernement de l’Angola (2011-2013) et du Programme mondial de la Route de la Soie à Valencia (2015-2017).

Chargée de mission à l’ONU pour la coordination de la Décennie Internationale des peuples autochtones des Nations Unies, puis pour la préparation des  Sommets mondiaux sur la Société de l’Information et de la Conférence contre le Racisme au Haut-Commissariat aux Droits de l’Homme des Nations Unies à Genève, elle a été également Commissaire générale de programmes consacrées aux femmes autochtones dans le cadre de la Conférence Mondiale des Nations Unies contre le Racisme de Durban, du Programme mondial pour le Dialogue entre les Civilisations de l’Organisation des Nations Unies (ONUG).

Membre du Comité consultatif de la DDHDP de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) pour les Conférences des Trois Espaces Linguistiques de Mexico (2003) et des Intellectuels d’Afrique et de la Diaspora (CIAD I à Dakar et CIAD II à Salvador (2006 au Brésil), et la Communauté des Pays de langue portugaise ( Lisbonne, Rio de Janeiro, Bissau, Luanda), et du  suivi de la Conférence mondiale des Intellectuels d’Afrique et de la Diaspora (Salvador, Bahia 2006).

Auteur de films :  L’île veilleuse (1994), Au rendez-vous de la Conquête (1995), La force de regarder demain (1995) autour de l’œuvre-vie d’Aimé Césaire ; A quoi s’ajoute , Amazwi AbesifazaneVoix de femmes d’Afrique australe, de nombreux articles parus notamment dans des revues françaises, brésiliennes, ainsi que divers ouvrages «  Aimé Césaire : pour regarder le Siècle en face » parue aux Editions Maisonneuve et Larose (Paris, 2000), Aimé Césaire, le Legs (Paris 2009) « Tagore, Neruda, Césaire : pour l’universel réconcilié » Paris, 2011  et de deux documentaires sur les frontières et les enjeux géopolitiques en Guyane et en Amazonie : « Oyapock, un pont entre l’Europe et l’Amérique latine »  et « Le Contesté franco-brésilien, une épopée diplomatique ».

Chevalier des Arts et Lettres, Annick THEBIA-MELSAN se réjouit de contribuer, comme Commissaire principal, à la conception et la réalisation, de l’exposition « Caraïbes, Solitude et Relation, Gabriel García Márquez et Edouard Glissant », mise en œuvre par le MACTe et le Museo del Caribe de Barranquilla.

 

Portrait de Pierre-Yves Catel, muséographe et scénographe de la nouvelle exposition temporaire du Mémorial ACTe

P CATEL - copie 2Pierre-Yves Catel  a réalisé depuis 20 ans de nombreuses opérations culturelles dans le domaine de la muséologie et de la valorisation du Patrimoine. Il a débuté sa carrière aux côtés de Georges-Henri Rivière et a été pendant 10 ans le muséographe du Musée National des Arts et Traditions Populaires. Parmi ses principales réalisations, citons

 

 

 

  • dans le domaine des Monuments Historiques, maîtrise d’oeuvre pour la création du Musée du Service de Santé des Armées au Val de Grâce et pour la réhabilitation du Musée de la Légion d’Honneur au Palais de Salm.
  • dans le domaine des Musées d’Archéologie et des Arts et Traditions Populaires, étude et réalisation du Centre National de Recherche d’Archéologie Urbaine à Tours, le Musée Archéologique d’Evreux, le Musée des Pays de Seine et Marne à Saint Cyr sur Morin.
  • dans le domaine des sites, revalorisation du site de Château Gaillard aux Andelys en Normandie ,ainsi que la revalorisation culturelle du Parc de Miribelle-Jonage (3000 hectares) près de Lyon et, récemment , l’aménagement des Pavillons de Bercy à Paris (Musée des Arts Forains et lieu événementiel).
  • à l’étranger, projet primé avec l’architecte Laurent Salomon au concours international pour la création du Musée National de la Corée du Sud. (projet de 108 000 m²).

Actuellement au Brésil, des projets sont en cours de réalisation pour la création du Musée de l’Art Sacré du Baroque Brésilien ,au cœur de la ville historique de Ouro Preto classée au patrimoine mondial par l’UNESCO, le Musée Historique Inconfidencia à Ouro Preto, inauguré en 2008 et le Musée des Arts et Techniques de Belo-Horizonte inauguré en 2006.

  • dans le domaine des expositions, mentionnons « Versailles,jardins baroques » à l’Orangerie du château de Versailles ,  « les Ailes de Dieu » à l’Abbaye aux dames à Caen et « Objets de Foi » au Palais Bricherasio à Turin

Généalogie et Littérature caribéenne

A l’occasion de la présentation de l’exposition Gabo/Glissant, nous vous proposons une étude et un voyage à travers les textes de ces deux auteurs.
La filiation à travers les textes de Gabriel Garcia Marquez et d’Edouard Glissant : Inciter à l’étude de la généalogie en lien avec des extraits d’œuvres de deux grands auteurs de la littérature caribéenne. Analyse, échanges, réflexions en présence d’un intervenant.

Informations pratiques :
Décembre 2017 – avril 2018
Mardi – mercredi – vendredi (scolaires) : 9h30 à 11h30 et 14h à 16h
Samedi tout public
Lieu : Médiathèque de recherche du MACTe
Tarif normal : 12 euros
Tarif réduit : 8 euros
Offre pour groupes, associations, comités d’entreprise
Places limitées.
Information et réservations par mail : mediathèque@memorial-acte.fr , au 0590 25 16 00 et à l’espace de recherche généalogique aux horaires d’ouvertures.

Événements « Autour de l’exposition temporaire »

Rencontre /bokantaj

  • Samedi 9 décembre 2017 : rencontre avec Annick Thébia, commissaire de l’exposition, Sylvie Glissant, directrice de l’Institut du Tout-Monde, Maria-Eulalia Arteta, directrice du Museo del Caribe, Ernest Pépin, écrivain, Pierre Catel, muséographe,
  • Samedi 16 décembre 2017 : vernissage exposition Kréyòl G(ART)DEN  Wi’an art,
  • Mardi 9 janvier 2018 : bokantaj « Des Amériques aux Caraïbes, Afriques et autres cosmogonies du monde » ,
  • Samedi 20 janvier 2018 : Séminaire autour de l’exposition GGM et EG,
  • Samedi 3 mars 2018 : Une nuit, une œuvre… Focus sur les artistes de Wi’an art et leurs liens avec les auteurs Gabriel Garcia Marquez et Edouard Glissant

CinéMACTe à la loupe

  • Jeudi 14 décembre : CinéMACTe Spécial Colombie
  • Jeudi 21 décembre : CinéMACTe Édouard Glissant
  • Jeudi 18 janvier 2018 : Le Port de l’angoisse, 1h40, par Howard Hawks 1944
  • Jeudi 25 janvier 2018 : Les enfants du Paradis, Marcel Carné, 3H10, 1945
  • Jeudi 1er février 2018 : El coronel no tiene quien la escriba, de Arturo Ripstein, 1999
  • Jeudi 22 février 2018 : Del amor y otros demonios, 1h43 réalisé par Hilda Hidalgo, 2011
  • Jeudi 22 mars 2018 : Memoria de mis putas tristes, 1H43 Réalisateur, Ruy GUERRA. 1983
  • Jeudi 5 avril 2018 : Moi, un noir, Jean ROUCH, 1H13, 1958

Spectacle vivant, théâtre

  • Vendredi 12 janvier 2018 : théâtre monologue, Les Indes, d’Édouard Glissant, Sophie BOUREL.
  • Vendredi 2 février 2018 : pièce de théâtre Cent de Solitude, Sonia PEÑA. Séance scolaire à 9h30 et spectacle pour le public à 20h.
  • Mardi 3 avril 2018bokantaj et lecture scientifique Une poétique nommée Relation, Roberto Jean

Médiation culturelle

  • Goûters Nanni nannan 
    • « Imaginaires de notre Caraïbe selon Gabriel Garcia Marquez » : 26 au 29 Décembre 2017 et
    • « Imaginaires de notre Caraïbes selon Edouard Glissant » : 2 au 5 Janvier 2018
  • Visites guidées : de décembre 2017 à avril 2018, tous les samedis : 10h et 15h et tous les dimanches : 10h
  • Ti Kontwé (3ème samedi du mois) : Nouveau rendez-vous de la médiation avec les publics, il s’agit d’un espace de discussion ouvert à tous, organisée au Mémorial ACTe. Plus qu’une conversation informelle cette rencontre autour d’un café ou d’un thé avec un horaire bien précis, vous donnera l’occasion d’échanger sur un sujet choisi et avec un intervenant compétent de nos équipes autour des expositions temporaires. Bien évidemment tout le monde peut y participer, une façon de renouer du lien avec les corps de métiers attachés aux expositions, avec les thèmes abordés et d’autres sujets que vous pourrez nous souffler… Atelier gratuit les 20 Janvier 2018, 17 Février 2018, 17 Mars 2018 et 21 Avril 2018.
  • Ateliers Tout public (samedi après-midi)
    • Atelier Théâtrales
    • Atelier « Sierva Maria de Todos los Angeles »
    • Atelier « Distributeur du Discours Antillais à caractère Glissantesque »
    • Atelier « Tente de Melquiades »
  • Ateliers scolaires (mardi, jeudi)
    • Atelier « Mise en voix » (Intervenants : Sophie Bourel Jacques Martial, Sandra Pena…)
    • Atelier « Pratique Artistique » : Guy Gabon et Minia Biabiany
    • Atelier « Littérature et Cinéma »: Guillaume Robillard
    • Atelier « Sierva Maria de Todos los Angeles »
    • Atelier « Tente de Melquiades »
    • Atelier « Distributeur du Discours Antillais à caractère Glissantesque »
  • Ateliers Hors les murs en EHPAD

Pour toute information supplémentaire sur les réservations et tarifs : mediation@memorial-acte.fr.

 

 


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Heures d'ouverture du Mémorial ACTE


Lieu

Salle des expositions temporaires


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20171209 20171209 Europe/London Gabriel García Márquez, Edouard Glissant, La Caraïbe: Solitudes et Relation (9 dec – 29 avr 2018) Salle des expositions temporaires
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Événements

23 Oct
DANSE // KAARO
20h
Salle des congrès et des arts vivants
DANSE // KAARO
bb 20h
Salle des congrès et des arts vivants

details

La question de l’échange est au cœur de la pièce de la compagnie intitulée KAARO ; Maud Marquet y rencontre Jeff Ridjali sur un territoire marqué par des traditions soufies, elle y fait la connaissance du danseur et chorégraphe, qui réinterroge dans un travail contemporain les pratiques des danses locales et de la transe. Dans ce travail à trois voix et trois corps la chorégraphe traduit dans une danse toute en tension, le décentrement, entre contemporanéité et tradition, entre Europe et Océan Indien, entre Nord et Sud, entre visible et invisible.


heures

20h


Lieu de l’événement

Salle des congrès et des arts vivants


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20191023 20h 20191023 20h Europe/London DANSE // KAARO

La question de l’échange est au cœur de la pièce de la compagnie intitulée KAARO ; Maud Marquet y rencontre Jeff Ridjali sur un territoire marqué par des traditions soufies, elle y fait la connaissance du danseur et chorégraphe, qui réinterroge dans un travail contemporain les pratiques des danses locales et de la transe. Dans ce travail à trois voix et trois corps la chorégraphe traduit dans une danse toute en tension, le décentrement, entre contemporanéité et tradition, entre Europe et Océan Indien, entre Nord et Sud, entre visible et invisible.

Salle des congrès et des arts vivants
17 Oct
CONCERT // JOSEPH, LE MOZART NOIR
19h
Salle des congrès et des arts vivants
CONCERT // JOSEPH, LE MOZART NOIR
bb 19h
Salle des congrès et des arts vivants

details

Avec Jens Barnieck, pianiste et Romuald Grimbert-Barré, violoniste,

Né dans la commune de Baillif, en Guadeloupe, Joseph Bologne de Saint-George a vu le jour le 25 décembre 1745 d’un père colon noble et d’une mère soumise à l’esclavage « appartenant » à celui-ci, avant de partir pour Paris où il se format à l’épée et à la musique. Violoniste hors-pair, compositeur, chef d’orchestre, le Chevalier de Saint-George participa au renouvellement de la vie musicale parisienne et française de son temps.


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19h


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Salle des congrès et des arts vivants


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20191017 19h 20191017 19h Europe/London CONCERT // JOSEPH, LE MOZART NOIR

Avec Jens Barnieck, pianiste et Romuald Grimbert-Barré, violoniste,

Né dans la commune de Baillif, en Guadeloupe, Joseph Bologne de Saint-George a vu le jour le 25 décembre 1745 d’un père colon noble et d’une mère soumise à l’esclavage « appartenant » à celui-ci, avant de partir pour Paris où il se format à l’épée et à la musique. Violoniste hors-pair, compositeur, chef d’orchestre, le Chevalier de Saint-George participa au renouvellement de la vie musicale parisienne et française de son temps.

Salle des congrès et des arts vivants
15 Oct
BOKANTAJ // MUSIQUES NOIRES ?
19h
Salle des congrès et des arts vivants
BOKANTAJ // MUSIQUES NOIRES ?
bb 19h
Salle des congrès et des arts vivants

details

L’exposition « Modèle noir de Géricault à Picasso », ouvre de nombreux champs de réflexion sur la visibilité du monde noir dans l’histoire des arts de façon générale, ici, Philip SADIKALAY se propose d’échanger avec vous. Musiques noires ? Quelles constructions, entre historique et contemporanéité ?


heures

19h


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Salle des congrès et des arts vivants


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20191015 19h 20191015 19h Europe/London BOKANTAJ // MUSIQUES NOIRES ?

L’exposition « Modèle noir de Géricault à Picasso », ouvre de nombreux champs de réflexion sur la visibilité du monde noir dans l’histoire des arts de façon générale, ici, Philip SADIKALAY se propose d’échanger avec vous. Musiques noires ? Quelles constructions, entre historique et contemporanéité ?

Salle des congrès et des arts vivants
12 Oct
RENCONTRE // UNE NUIT, UNE OEUVRE
18h
Salle des congrès et des arts vivants
RENCONTRE // UNE NUIT, UNE OEUVRE
bb 18h
Salle des congrès et des arts vivants

details

A l’occasion de l’exposition « Modèle noir de Géricault à Picasso », le présent rendez-vous nous donne l’occasion d’interroger la relation artiste/modèle du point de vue de la création de photographes de Guadeloupe, avec un invité venu de Guyane : Daniel DABRIOU, Cédrick ISHAM, Damien JELAINE (sous réserve), Jessica LAGUERRE, Ramon NGWETE.


heures

18h


Lieu de l’événement

Salle des congrès et des arts vivants


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20191012 18h 20191012 18h Europe/London RENCONTRE // UNE NUIT, UNE OEUVRE

A l’occasion de l’exposition « Modèle noir de Géricault à Picasso », le présent rendez-vous nous donne l’occasion d’interroger la relation artiste/modèle du point de vue de la création de photographes de Guadeloupe, avec un invité venu de Guyane : Daniel DABRIOU, Cédrick ISHAM, Damien JELAINE (sous réserve), Jessica LAGUERRE, Ramon NGWETE.

Salle des congrès et des arts vivants
05 Oct
VISITE GUIDÉE // ANO
10h
salle des expositions temporaires
VISITE GUIDÉE // ANO
bb 10h
salle des expositions temporaires

details

Une immersion au cœur de l’exposition avec ANO, artiste et Docteur en Histoire de l’art, son approche sensible et cognitive, permettra de transmettre au public participant des outils d’analyse et de lecture des œuvres présentées. Une expérience pour apprendre à observer, développer un regard critique…


heures

10h


Lieu de l’événement

salle des expositions temporaires


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20191005 10h 20191005 10h Europe/London VISITE GUIDÉE // ANO

Une immersion au cœur de l’exposition avec ANO, artiste et Docteur en Histoire de l’art, son approche sensible et cognitive, permettra de transmettre au public participant des outils d’analyse et de lecture des œuvres présentées. Une expérience pour apprendre à observer, développer un regard critique…

salle des expositions temporaires
04 Oct
FESTIVAL // MONDE EN VUES
Voir le programme
Espace d'exposition temporaire
FESTIVAL // MONDE EN VUES
bb Voir le programme
Espace d'exposition temporaire

details

Cette année toujours en co-écriture avec le Mémorial ACTe, le Festival International du Film des Droits humains sera riche de temps forts et d’échanges: Harlem Renaissance, La pensée décoloniale, Stratégies de résistance contre racisme et sexisme, Droit international humanitaire avec une programmation scolaire, l’intervention d’historien, sociologue, auteur.es, artistes, réalisateurs…

Découvrez le programme détaillé en cliquant ici :
Programme complet
Programme 5 octobre
Programme 6 octobre


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20191004 Voir le programme 20191004 Voir le programme Europe/London FESTIVAL // MONDE EN VUES

Cette année toujours en co-écriture avec le Mémorial ACTe, le Festival International du Film des Droits humains sera riche de temps forts et d’échanges: Harlem Renaissance, La pensée décoloniale, Stratégies de résistance contre racisme et sexisme, Droit international humanitaire avec une programmation scolaire, l’intervention d’historien, sociologue, auteur.es, artistes, réalisateurs…

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Programme 5 octobre
Programme 6 octobre

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Comment venir au macte

    • Du mardi au samedi : 9h - 19h
    • Dimanche : 10h - 18h
MÉMORIAL ACTe

Darboussier
97110 POINTE-A-PITRE
GUADELOUPE - FWI

+590 (0)590 25 16 00

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Tarif individuel
Tarif plein : 15 €
Tarif réduit : 10 €

(tarif exposition permanente, hors expositions temporaires et internationales)

Tarif enfant
Tarif plein : 5 €

(tarif réservé aux enfants de 3 à 12ans)

Tarif pass annuel
Pass annuel: 35 €

(accès individuel illimité à la salle d’exposition permanente uniquement)

Tarif pass famille
Tarif plein : 45 €

( 2 adultes + 2 à 5 enfants de la même famille)

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